‹ Magasin théâtralChapitre 185 sur 1711 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

MARIi:, seule.

Comme la miil es', iioiro oi ti isle ! Oit ! mon Dion! !uon Di'.-u 1 nue va-l-il se passer? Diival (Icviait (li'jà èlre ici. « J)ans u:ie licuie , m'a-t-il dit, il y va de la vie! » lit ces leiiiJ)Ies paroles résonnent sans cesse à moiï oreille : Que fait-il? où csl-il niaiiUenanl? Oh! je ne sais poiinpioi celle soirée, ce sileiice, ce relard de Josepli, lo^iil m'inquiète, toiii mepuuvaiile ! et pourlaiil, folie (jiie je suis, il va venir; il nie Ta promis... Sans (ioiiie qnekpje affaire pressante l'a retenu... Le noble jennc bounne ! il a sacrifié, pour sauver ma famille, ce caulioimement, sans lequel il ne peut plus conserver sa place à la Dantjue ; et, peut-ctre maintenant, il en recueille les restes, (|ui sont désormais toute sa fortune. Pauvre Duval !

SCÈN5<: IT.

MARIE, IlENniETTE.

Ah! c'est toi, Henriette?

iiKNniETTr:.

C'est moi, ma bonne ae.iie; je t'ai vue anjonrd'Iiui si triste, si mailieurcusc, que je me suis érliappée, aussitôt que je l'ai pu, pour venir passer uti moment avec toi, pour te consoler. MAnit:, froidement.

C'est trop de bonté ; mais on n'ollre de consolations qu'à ceux qui ont des chagrins ; et moi... je n'en ai plus.

IIIiNRIETrE, piquée.

C'est à-dire que tu ne me juives plus ;li.:,Mic d'être la confidente de tes peines, depuis que tu sais l'alTaire de M. Bidaut. (fctounlimciu.) Eh bien! iMarie, vrai, tu as tort de m'en vouloir ; car tout ce que j'ai fait, ce n'était que par amiiié; pouvais-je penser que tu pre:i:îrais la chose si à cœur? Je te voyais liiurîiliée de poiler de puupaiivrcs toilettes, et M. Bidaut semÎJJait avoir des intentions si honnêtes, si délicates... (jue veuvlu, j'ai cédé. Si jal mal fait, pardonne-moi. MAr.lKjlui Icm'ant la main.

Ce bon sentiment me réconcilie avec toi ; ne parlons plus du passé ; si lu as été trop légère, j'ai été peut-cire trop imprudente.

IlENniETTE.

Maintenant, dis-moi comment s'est terminée cette entrevue, dont je souffrais presque autant que toi? celte pauvre famille...

MARIE

Celte pauvre famille, Henriette, est à présent au comble de la joie; au moment le plus inattendu, un ange consolateur est venu à son secours.

IIRNRIETTE.

Et cet ange cousolaieur était... «^

M.vr.iE.

Joseph Duval.

HENRIETTE

Lui... Duval ! mais je croyais qu'il élait pauvre aussi, et qu'il devait tout au\ bienfaits de

Alarignon.

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