‹ Magasin théâtralChapitre 191 sur 1711 · DUVAL, MARIE · texte numérisé non relu

DUVAL, MARIE

MARIE

Nous voici seuls enlin. Oh ! l'impatience me dévorait! mais pourquoi ces traits bouleversés, cet air de mystère qui m'épouvante?., et cette lettre?..

DUVAL

Vous la lirez , Marie.

MARIE, à part.

Oh ! mon Dieu ! quel ton froid et solennel! jamais je ne lai vu ainsi, serait-il arrivé quelque nouveaiLxmalheur?lesMarignon peut-être nesont pas encore sauvés! (Courant vers Joseph. ) Oh ! par pitié, mon ami, ne prolongez pas mes angoisses ! Dites-moi la vérité , telle qu'elle est ! je ne sais pom-quoi, mais... je tremble... j'ai peur! DUVAL, continuant d'écrire.

De cette lettre dépend l'honneur d'un honnête homme , la sûreté de toute une famille.

MARIE

Je ne puis comprendre?.. (Bidaut dit quelques mots dans la coulisse. ) C'est la voix de M. Bidaut. ( Courant vers la porte. ) Je vais fermer la porte... refuser de le recevoir...

DUVAL , se levant.

Arrêtez... oubliez-vous, Marie, que vous lui avez écrit aujourd'hui? On ne peut chasser un créancier insolent , qu'après l'avoir payé et vous avez encore à acquitter voire dette envers M. Bidaut!.. qu'il entre... nous réglerons nos comptes.

MARIE

Tous me promettez du moins...

DUVAL

Silence!..

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