DUVAL, MARIE
MARIE
Nous voici seuls enlin. Oh ! l'impatience me dévorait! mais pourquoi ces traits bouleversés, cet air de mystère qui m'épouvante?., et cette lettre?..
DUVAL
Vous la lirez , Marie.
MARIE, à part.
Oh ! mon Dieu ! quel ton froid et solennel! jamais je ne lai vu ainsi, serait-il arrivé quelque nouveaiLxmalheur?lesMarignon peut-être nesont pas encore sauvés! (Courant vers Joseph. ) Oh ! par pitié, mon ami, ne prolongez pas mes angoisses ! Dites-moi la vérité , telle qu'elle est ! je ne sais pom-quoi, mais... je tremble... j'ai peur! DUVAL, continuant d'écrire.
De cette lettre dépend l'honneur d'un honnête homme , la sûreté de toute une famille.
MARIE
Je ne puis comprendre?.. (Bidaut dit quelques mots dans la coulisse. ) C'est la voix de M. Bidaut. ( Courant vers la porte. ) Je vais fermer la porte... refuser de le recevoir...
DUVAL , se levant.
Arrêtez... oubliez-vous, Marie, que vous lui avez écrit aujourd'hui? On ne peut chasser un créancier insolent , qu'après l'avoir payé et vous avez encore à acquitter voire dette envers M. Bidaut!.. qu'il entre... nous réglerons nos comptes.
MARIE
Tous me promettez du moins...
DUVAL
Silence!..