‹ Magasin théâtralChapitre 225 sur 1711 · DE RECETTE · texte numérisé non relu

DE RECETTE

^)) Pierre Marignon une réhabilitation aussi gran- »de, aussi respectable que celle de la loi, en »lc recevant encore une fois parmi vous, en "l'appelant encore votre ami. Et pour que ))tout soupçon disparaisse, pour que nul doute «ne subsiste , je dépose ici toute la relation «exacte de mon crime. » (Leur donnant un papier qu'ils parcourent entre eux.) Tenez, lisez, lisez, camarades !.. Il se pourrait! oh ! mon Dieu ! je ne resterai donc pas couvert de honte , écrasé de leur mépris?

DURAND

Ah ! je le disais bien , moi , qu'il était innocent !..

(Il embrasse Marignon; tous s'empressent autour de

lui et lui serrent la main.)

Oh! mes amis, mes frères! j'en mourrai de joie et de bonheur!..

MOULINET

Non, non, pas de bêtises, père Marignon ! on pleure , mais on ne meurt pas.

DOMINIQUE

Mon père réhabilité, rendu à riionneur !..

MARIE

Mais lui, lui! mon Dieu?..

MARIGNON.

Attendez, il y a encore quelques lignes... «Je «supplie mes anciens camarades de me pardon- »ner ma faute, je l'ai expiée par de cruels re- «mords , et quand on lira cet écrit, justice sera «faite du malheureux Joseph Duval. Arthur de «Barloir.»

TOUS

Arthur de Barloff!.. (On entend un coup de pistolet; Duval paraît, la poitrine ensanglantée, il vient tomber aux genoux de Marignon.) Ah !...

DUVAL

Vous ne pouviez plus être à moi, Marie, j'avais perdu rhonneur , je ne pouvais plus vivre î Dominique , je vous confie son bonheur !..

MARIGNON.

Ah! qu'as-tu fait, malheureux?..

Pardonnez-moi, Marignon, pour que Dieu me pardonne!..

FIN

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