‹ Magasin théâtralChapitre 264 sur 1711 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

;.t s Mêmes, UN HOMME D'ARMES de Bourgogne, l'homme d'armes.

Pour messire de Villiers, de la part de monseigneur de Bourgogne.

JACQUES

Donne.

BONAVENTURE

Ah çàl qu'est donc devenu mon oncle?

JACQUES

Braves gens, vous pouvez continuer votre route. (Murmures des soldats.) Qu'on leur livre passage, je le veux 1 [Bas à Bonaventure.) Ami, je n'ai pas oublié ce que tu as fait pour moi ; mais avant de t'éloigner, parle-moi de Jeanne : tu l'as revue depuis mon départ... elle était seule, toujours seule 7 tu n'as rien appris?... La douleur de Jeanne était toujours aussi vive?

BONAVENTURE

La pauvre fille n'a-t-elle pas tout perdu dans un jour?... son père et vous.

JACQUES, à part.

Il ne sait rien... Oh 1 qui m'instruira du sort de mon enfant? {Haut.) Partez, mes amis. {Bas à Bonaventure.) Partez; et toi, ne dis pas à Jeanne ce que tu as vu.

BONAVENTURE

Non, messire. En route, camarades; vous arriverez à Beauvais avec tous vos bagages; moi, j'ai perdu mon oncle.

Ils se niellent en marclie; pendant ce temps Jacques a lu le message du duc de Bourgogne.

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