SCENE XL
Les Mêmes, GALLAND, sortant par le soupirail.
GALLAND
A l'aide t à l'aide! je suis pris 1 je me rends à discrétion I
BONAVENTCRE.
Mon oncle ! voilà la première fois qu'il arrive à propos.
GALLAND
Bonaventure 1 oh 1 sauve-moi, mon garçon!
RENÉ
Quel est cet homme? que faisait-il là-dedans?
GALLAND
J'avais peur, je tremblais de tous mes membres, quand on est venu me déranger.
BONAVENTCRE.
Rassurez-vous, mon oncle; si vous le voulez, nous sortirons d'ici sans y laisser un cheveu.
GALLAND
Tu crois?... oh t ce garçon-là est mon bon génie I
BONAVENTCRE.
Elle revient à elle. Oh I d'ailleurs, je la porterai s'il le faut. Voyons, messieurs de Bourc;opne, que vous faut-il pour larançon decettcjcune (ille?
GALLAND
Tiens! c'est Jeanne!
RENÉ
Vingt écus d'or !
BONAVENTCRE.
Et pour la mienne ?
RENÉ
La moitié.
BONAVENTCRE.
Quant à mon oncle, en l'estimant trois écus, je crois que. je ne vous vole pas. Total , trente-trois écus d'or qu'on va vous donner.
GALLAND
Quel est l'homme généreux...?
BONAVENTCRE.
Vous, mon oncle.
GALLAND
Moi?...
BONAVENTCRE.
N'hésitez pas, car si vous m'y forcez, je dirai que votre cassette contient le double de cette somme.
RENÉ
Allons, brave homme, payez et partez.
GALLAND
Mais ce garçon vous trompe; je n'ai rien, absolument rien.
BONAVENTCRE.
Ob! pauvre Jeanne! il la sacrifierait... Messieurs les Bourguignons. Bonaventure Galland n'a jamais menti... mon oncle m'y force, je parlerai.
GALLAND
Pendez-le pour notre rançon, voilà tout ce que je puis faire
BONAVENTURE
Merci , mon oncle ; votre cassette conviendra beaucoup mieux à ces braves gens que ma chétive personne.
RENÉ
Il a une cassettcl
BONAVENTURE
Oui, qu'il a enterrée dans le jardin de cette métairie.
GAtLAND.
Ça n'est pas vrai.
, RENÉ
Camarades , conduisez ce vieil avare dans son i^rdin et frappez le du cuir de vos ceinturons jusn'à ce qu'il s'exécute.
Vous me tuerez plutôt.
RENÉ
Entraînez-le.
On emmène Galland.
vvwvv\wwvviw\vv\vv%vv\v^vwvvvwtvvwvwvwvv\ x-vvww xw