SCENE IX
Les Mêmes, UN HOMME DU PEUPLE.
l'hoiMme du peuple.
Aux armes! aux armes, Espagnolsl
LE CORRÉGIDOR
Hein! quoi? est-ce que...?
l'homme du peuple.
Les Français!
JEPPO.
Déjà'.
LE CORRÉGIDOR
Nous sommes perdus!
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LE CORRÉGIDOR, JEPPO, PEREZ, LÉONOR, PA- QUITA, JOSÉ, Moines, Peuple.
JOSÉ, sortant du couvent avec tout le monde Pourquoi ces cris?
LE CORRÉGIDOR
LesFraofais!
TOUS
Les Français!
LE CORRÉGIDOR
Ils nous attaquent.
FEREZ
Mais, seigneur corrégidor, vous assuriez tout-àl'beure.
LE CORRÉGIDOR
J'assurais, j'assurais...
VOIX éloignées Aux armes!
LÉONOB.
Malheur sur nous!
PEREZ
Rentrez, Léonor, rentrez.
JEPPO.
Oui, oui, rentrons; car si l'ennemi a déjà pénétré par quelque endroit...
Qui a dit cela?
JEPPO.
Peut-être un alarmiste, c'est vrai.
PAQUITA
Pourvu qu'il ne soit pas dans la peau, cet alarmiste-là I
VOIX plus rapprochées.
Aux armes!
PEREZ
Allons, Léonor, Paquila, vile au logis!
JEPPO.
Je vais conduire la senora.
LE CORRÉGIDOR
La senora se conduira bien toute seule.
PEREZ
D'ailleurs ne suis-jepas là, barbier, mon ami?
LE CORRÉGIDOR, Ù JeppO.
L'absence d'un gaillard taillé en force comme toi tournerait au détriment de la patrie.
PEREZ, àJeppo en lui frappant sur l'épaule. Je ne serai pas long-temps, maître Jeppo , et j'apporterai pour nous deux de quoi tenir tête à qui nous menace.
JEPPO, à part.
Bien des remerciemens.
Allons, ma fille.
LÉONOR, en sortant.
Ah! mon Dieu! prends-nous en pitié.
Elle rentre avec son père.
PAQUITA, à Jeppo, en s'en allant.
Aie du cœur, Jeppo, conduis-toi comme un digne Espagnol.
JEPPO.
Aie du cœur! Elle en parle à son aise; et toi, magistrat du diable, Lucifer t'emporte avec ton zèle! la ville y gagnera grand' chose quand je me serai fait casser la léle! [Cris et tumulte.) Trahison! trahison! ils entrent de tous les côtés.
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