SCENE XV
JOLIBOIS, caché derrière la niche du saint, PEREZ, sur son balcon.
r^i>,^z, paraissant.
Diable soit des femmes ! mais ici, sur ce balcon, je verrai de plus loin.
JOLIBOIS, quil'a aperçu d'abord, le mettant en joue. Tiens, voilà pour t'éclaircir la vue.
Il tire et le manque. PEREZ, tranquillement.
Mal visé, mon maître.
JOLIBOIS, à part.
Il se moque de moi, il a raison.
ferez, regardant.
Mais où est-il donc embusqué? {L'apercevant un peu.) Ah !
Il l'ajuste, le tire et le manque aussi. JOLIBOIS, tout en chargeant son fusil.
Eh bien, l'ami, tu n'es pas plus adroit que moi.
PEUEZ.
Mais du moins je suis plus brave, je me montre, et tu te caches.
JOLIBOIS, venant décharger so7i fusil et s'avançant vivement.
Ah ! tu veux me voir, tiens, me voilà ! Je m'appelle Jolibois, je suis sergent de grenadiers au llgmedeligne, et j'ai été aux Pyramides avec le Petit Caporal; allons, salue-moi I
PEREZ, chargeant sa carabine.
Attends un peu.
JOLIBOIS
C'est juste, mais je suis trop poli pour ne pas te rendre ton salut. (// finit de charger son fusil, et tout en le chargeant.) Après tout, nous nous sommes manques tous deux, nous sommes manche à
manche; à la belle t
II arme son fusil.
PEREZ, armant aussi sa carabine.
A la belle! (En ce moment un coup de fusil tiré de l'une des rues qui font face àla demeure de Ferez, frappe celui-ci à l'épaule gauche, et lui fait tomber l'arme des mains.) Malédiction ! {Fartant la main droite à son épaule.) Je suis blessé!
JOLIBOIS
Allons, il paraît qu'un autre a joué pour moi.
FEREZ
Va, va, je n'ai pas quitté la partie, tu peux tirer.
JOLIBOIS
Fi donc! un soldat français se bat loyalement, mais il n'assassine pas.
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