‹ Magasin théâtralChapitre 342 sur 1711 · LÉONOR, LA SUPÉRIEURE · texte numérisé non relu

LÉONOR, LA SUPÉRIEURE

Elles entrent toutes les deux par la porte de droite. |

LA SUPÉRIEURE

Oui, ma fille, vous devez savoir gré à votre père de vous avoir confiée encore une fois à mes soins. Ah! plût au ciel que toutes les filles de Tarragone eussent comme vous l'enceinte d'un cloître pour s'y réfugier contre la séduction ou l'insolence des étrangers sans foi comme sans pudeur. Après tout, vous serez traitée ici avec égard et ménagement, vous ne serez point assujettie aux exigences de la maison; libre de votre temps, vous aurez une chambre particulière ainsi que les dames qui viennent chez nous en retraite... vous continuerez d'habiter celle-là. (£//e lui montre la porte à droite.) Je l'ai choisie moi-même; elle est agréable, elle doit vous convenir.

LÉONOR

Oui, ma mère.

LA SUPÉRIEURE

Ma bonne Léonor, je ne négligerai rien pour rendre notre réunion momentanée aussi douce que possible.

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