‹ Magasin théâtralChapitre 400 sur 1711 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

RANUCCIO, MARGARITA •.

HANUQpiO, .sur le seuil.

Holà! hél y a-t-il quelqu'un?... Ma foi, en-

trons... (// en<>-e) Personne!... la porte ouverte- Il est vrai qu'il n'y a rien ici qui pui.sse lenler les désirs de l'homnae... Holà! hé! je demande un joliparçon...

La vil ill.' Marpaiita accourt par la p?

Les personnages sont placés au théâtre comme ils le sont en tète dr cliaquc sccnc, en prenant la droite de racicui

MAUGAIUTA.

Voilà! voilà !

RANUCcio, riaui.

Vous, la vieille!... Ça n'est pas tout-à-fait mon compte. Est-ce que c'est vous qui habitez ici?

MARGAH1TA.

C'est moi qui fais le ménage.

«ANUcno.

Il me semble que vous n'avez pas grande besogne. Mais, qui est le maître du ménage?

MARG ARITA.

M. Jules.

RANlH.f.lO, à ])nrl.

On ne m'avait pas trompé, c'est bien ici... Enfin je vais le revoir, après douze ans!... {Haut à Margarila.) Il est donc absent î

MARGAIilI A.

Parti dès l'aube, pour la chasse, comme tous les jours ; mais il ne peut larder à revenir de ce côté.

Mil' iiHinlri- l.'S ri.rli.MS.

BAIMICCIO.

Continuez votre ouvrage, ma bonne, j'attendrai... [Il va au fond , el reijarde te paysage.) Oui, Albano là-ba.»;; {montrant à gnuche) les rochers du Gio^'o, ici ; la, un joli petit précipice à donner des vertiges ; charmante position !... Oh ! il avait du goût, mon capitaine... {redencendani la scène, clôiani son chapeau.) Mon pauvre Peretli, quand après ta dernière oraison tu m'as dit: <i Je te lègue mon fils, » j'ai accepté, louten faisant la guerre; car moi, vieux soldat d'a\enture, je ne savais pas d'autre métier; mais de loin j'ai veillé sur lui comme un père; aujourd'hui, assez de l'étranger... je reviens, et je ne le quitte plus... Du paradis, où tu es maintenanHeltu ne l'as pas volé), si tu es content de moi, mon ami, mon héros, mon saint Peretti, accorde-moi la grâce de mourir comme toi d'un coup de mousquet... {Revenant à Margarita qui range.) Eh! la ménagère!... donnez-moi donc quelques nouvelles: il y avait pas bien loin d'ici, si je ne me trompe, une croix en bois, sur la roule, comme on en élève où quelqu'un a été tué?

MARGARITA

Auprès du couvent de Monte-Cavi, à cent pas de l'auberge du vieux Sciotti.

RANUCCIO.

Juste... Y est-elle encore?

MARGARITA

Non.

RANUCCIO, à part.

Pauvre ami, plus rien de toi!

MARGARITA

Mais il y a une petite chapelle.

RANCCCIO.

Une chapelle!... et qui l'a fait bâtir? MARGARITA , confidentiellement.

On ne sait pas.

nxyvcrio.

Et on y dit la messe?

MARGARITA, cotifideniiellemenl.

Tous les ans, le jour de l'accident.

» A Nie»; 10.

J'irai l'entendre.

MAllGAHMA.

Mais vous savez bien, puisque vous me parlez de tout cela... {Ranuccio fait un signe affirmatif.) Un prêtre y vient en secret.

RAM CCI o.

Et sait-on quel est ce prêtre?

.MARGAhirA.

Toujours enveloppé dans une longue robe et couvert du capuce, il arrive a la chapelle, et part. san.s qu'on sache comment; mais on dit dans le pays que c'est le père Anselme.

HAMJCCIO.

Qu'est-ce que c'est que le père Anselme?

MAUGAlilTA

Ah! je l'ignore, et tout le monde est comme moi... on dit même qu'il fait des miracles.

RAM CCK».

Voilà qui est étrange... Mais j'entends quelqu'un sur la montagne, c est Jules sans doute; laissez-nous seuls, ma bonne, nous avons àcauser.

MaruiUTile sml, cl I'dèi voil iiii pi lit vieillaifl ilesci-rulrr, en LoitJiil, l;i iiioiil.i<;iif, a ilriiilf.

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