‹ Magasin théâtralChapitre 465 sur 1711 · I.'iNCONNU · texte numérisé non relu

I.'iNCONNU

Car si vous vouiez sauver votre fille... {après avoir regardé de tous côtés) moi, je veux sauver celle que j'aime I

Il se découvre.

LA COMTESSE

Jules !...

MONTALTE, avec uu mouvement de joie marqué, mais à part.

Ah!

JULES

Avez-vous donc cru que par la fuite c'était ma vie que je voulais protéger?... non; quand j'ai profité du dévouement de Ranuccio, c'était pour les délivrer tous deux... j'ai voulu conserver à Hélène une force pour le jour du danger, un appui qui ne lui manquerait pas quand tout le reste lui manquerait.

LA COMTESSE

Ah ! soyez béni, brave jeune homme!

JULES, baissant la voix.

J'ai rassemblé mes amis, les paysans... les Transtévérins; cette nuit, ils sont entrés dans Rome, par différentes portes; tous me sont dévoués, tous sont armés, tous ont juré de périr, ou de sauver Hélène et Ranuccio.

MONTALTE, les ramenant tous deux sur le devant de la scène.

Oh! c'est à présent, madame, que nous pouvoustout espérer !...(r?-c«-i'ùe.) Vous, Jules, courez rassembler vos amis sur la place ; qu'ils demandent à grands cris la fin du conclave... Vous, madame, courez près de l'abbé Guerra, vous pouvez vous fier à lui.

LA COMTESSE, avecjoie.

Oui, monseigneur.

MONTALTE

Remettez-lui vos trésors, vos valeurs, tout

• l'argent enfin dont vous pouvez disposer... il en fera bon usage.

LA COMTESSE

Oui, monseigneur.

MONTALTE

Vous m'avez bien compris tous deux?

LA COMTESSE

II faut renverser les Orsini au conclave !

JULES

Il faut armer nos amis !

Pour sauver ma fille!

JULES

Pour sauver Hélène!

LA COMTESSE

Adieu, monseigneur... Adieu, Jules ; {avec effusion) adieu, mon fils !

JULES, se jetant dans ses bras.

Ma mère! ma mère!... votre fille vivra, ou j'aurai cessé de vivre!

Ils sortent loua deux , Jules par la gauche, la mère par la droite.

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