‹ Magasin théâtralChapitre 548 sur 1711 · LACHE · texte numérisé non relu

LACHE

Tu voulais me sauver l'honneur!

LÉONA

Quand, à mon tour, je quittai le château, M. de IVÎauléon, rétabli de sa blessure et persuadé de voire mort, avait reçu l'ordre de rejoindre en Catalogne son régiment. {Examinant ses caries.) Maudites caries 1 je les consulte en vain... elles sont muettes sur tout le reste... je n'y découvre qu'une chose...

LAURE, vivement'.

Quoi donc?

LÉONA

Eh ! ce que nous savons , c'est que M""^ de Faverney a succombé à ses souffrances, et que maintenant le château de Vaucluse est désert, abandonné, et qu'il n'y reste plus rien.

LAURE, avec désespoir.

Rien... que le souvenir de mon déshonneur!

LÉONA , lui montrant deux cartes.

Allons! tenez... voici deux cartes qui vont chasser toutes vos idées noires!

LAURE, avec empressement.

Et qu'annoncent-elles?

LÉOÎVA.

Que monseigneur va venir.

LAURE, avec joie.

Tu le crois?

LÉONA

J'en suis sûre.

LAURE , se levant.

Il va venir! Oh ! il ne faut pas qu'il voie que j'ai pleuré... et pour lui plaire, je vais mettre cette parure qu'il aime tant... Viens, Léona, tu vasm'aidcr.. Christine est toujours dans le jardin, n'est-ce pas?

LÉONA

Ne la voyez-vous pas d'ici?

LAURE , vivement.

Et tu es bien sûre qu'il va venir?

LÉONA

Faut-il donc vous le répéter? ( Â part. ) Si mes cartes m'en ont dit un mot, je veux mourir!... Mais bah! ne fallait-il pas la consoler?... j'ai de plus gros péchés sur la conscience.

Laure sori; Leona va la suivre, quaud elle est arrêtée par Giulio.

GIULIO

Préviens ta maîtresse que je suis ici.

LÉONA

Oui, monseigneur. (4paj-f.) Tiens! j'avais deviné juste.

Elit' sort.

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