Partie!... 0 mon Dieu, il est donc trop tard
SOEUR DE LA MISÉRICORDE , effrayée,
Trop tard!... aiais qu'avez-vous donc?...
LA PRIEURE, lui montrant la lettre.
Ce papier que votre fille a laissé tomber dans le cloître , et qu'une de nos sœurs vient de m'apporter à l'instant !
SOEUR DE LA MISÉRICORDE, Saisissant vivement l'écrit.
Oh! donnez, donnez!... elle voulait me montrer cette lettre!...
LA PRIEURE
Un danger la menace... Lisez , ma sœur... lisez...
SOEUR DE LA MISÉRICORDE , déployant la lettre en tremblant et lisant.
« Mademoiselle... je vous ai dit quel était mon » espoir... J'ai parlé de vous à ma sœur... la » comtesse de Soissons... {s'urrctant effrayée) la » comtesse de Soissons... ( Continuant de lire. ) » Chez elle, vous trouverez un asile honorable et » sîïr... Ne rejetez pas ma prière!... il y va de » votre bonheur, de votre avenir!... Si vous re- » fusez, si cette -leltre reste sans réponse, je ne » prendrai plus conseil que de mon désespoir... » et demain, aujourd'hui peut-être, Christine, » vous serez à moi, ou je serai mort! Philippe. » {Âpi-és avoir lu.) Philippe !.. point d'autre nom !.. ( Examinant le cachet de la lettre. ) Ah ! mon Dieu!... Je ne me trompe pas ! Ce cachet... ces armes... cette devise!... [Poussant tin cri.) Le nom de Mancini!... c'est le neveu de Mazarin!... Ah ! je reconnais le sang de Giulio !. ..
Kn ce moment, on entend du Lruit au dehors du côté de la fenêtre et la voix de Christine.
CHRISTINE, en dehors.
Ma mère, ma mère, au secours!...
SOEUR DE LA MISÉRICORDE
C'est elle!... c'est Christine!... Je me meurs!...
Klle tombe évanouie.