SCENE V
JLT.IANI, MICHELA.
HICHELA.
Eh bien, signor, eh bien!... est-ce qu'il faut se désespérer ainsi?
JULIANI, accablé.
Ah! Michela!...
MICHELA
Voyons , soyez raisonnable , je vous en prie , calmez-vous , vous serez plus heureux une autre fuis .
JULIANI, d'une voix sombre.
Une autre fois!... oui, dans quelques années , n'est-ce pas? lorsqu'il sera trop tard... Ah ! Michela!... laissez-moi.,, je veux... je désire être seul.
MICHELA
Non, signor, non, je crains trop pour notre saint Michel... mais regardez, regardez-le donc, et dites-moi si ce ne serait pas grand dommage de l'avoir traité comme cette élude de Reynolds? sans me flatter , c'est ce que nous avons fait de mieux...
JULIANI.
Oui, oui; mais que m'importe maintenant, Michela ?
MICHELA
Je ne vous quitterai pas, vous dis-je: voyons, vous m'avez dit cent fois que pour une ame d'artiste il n'y avait pas de chagrin qui ne disparût pendant la création de son œuvre... Eh bien! faites un effort sur vous-même , prenez vos pin • ceaux...
JULIANI.
Moi!
MICHELA, les lui présentant.
Oui, vous...
JULIANI, frappé d'une idée, à part.
Ah!... {A Michela.) Eh bien, soit, vous avez raison...
MICHELA
Vous consentez?
JULIANI.
Oui... [A part.) Je n'ai que ce moyen de l'éloigner. [Haut.) Allez vous préparer...
MICHELA
C'est cela, faudra-t-il encore prendre l'épée et le bouclier... {Juliani redevient pensif et ne répond pas.) Signor!
JULIANI.
Oui, oui, allez, je vous attends...
MICHELA
Je descends chez moi, et je reviens bien vite.., {A part en s'éloignant.) Le premier moment est passé, le travail fora le reste... mais quelle pas = sien que celle de la peinture!...
MA&ASIN THÉÂTRAL.
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