‹ Magasin théâtralChapitre 721 sur 1711 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

MATÉO, JULIANI.

MATÉO, jetant une corde à nœuds du côté du jardin.

M'y voici 1 attendez, et ne commencez à monter que lorsque je serai de l'autre côté. (// descend ' et saute légèrement dans le jardin. A lui-même.)

Pourvu maintenant que Miclicla ait réussi dans son projet l {A Juliani qui paraît.) Doucementl

La corde se rompt et tombe.

JULIANI.

Alil

MATÈO.

Eh bien I

JULIANI.

La corde s'est rompue.

MATÉO, la ramassant.

En effet, coupée par les pierres du mur. N'importe! attendez... [Il monte sur le banc et se place au-dessous de Juliani, le dos appuyé contre la muraille.) Vite, un pied sur mon épaule... c'est cela! l'autre dans ma main... très-bien! (Juliani saute ttn peu lourdement.) Chut! on voit bien que vous n'avez pas, comme moi, serré les perroquets six mois à bord d'un corsaire, ni joué le rôle de VHomme-singe dans la découverte du Nouveau- Monde, pantomime où j'ai obtenu un succès d'agilité, un succès à tout rompre. Ah çà! orientonsnous, ( tirant une lanterne sourde de dessous son manteau) et prenons connaissance du terrain... et d'abord, Michela nous a parlé d'une maison de jardinier...

JULIANI.

En effet.

MATÉO, s'arrctant.

Vous n'avez pas entendu ?

JULIANI'

Oui, de ce côté.

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