‹ Magasin théâtralChapitre 905 sur 1711 · SCENE XII · texte numérisé non relu

SCENE XII

RAOUL, VAUTRIN, LAFOURAILLE.

VAUTRIN

J'ai cru que notre étoile p&lissait, mais elle brille.

RAOUL

Suis-je assez humilié ? Je n'avais au monde que mon honneur, je te l'ai livré. Ta puissance est infernale, je le vois. Mais à compter de cette heure, je m'y soustrais, tu n'es plus en danger, adieu.

LAFOURAILLE, qui est entré pendant que Raoul parlait.

Personnel bon, il était temps l Ahl monsieur! Philosophe est en bas, tout est perdu! l'hôtel est envahi par la police.

VAUTRIN

Un autre se lasserait I Voyons? Personne n'est pris?

LAFOURAILLE.

Oh! nous avons de l'usage.

Philosophe est en bas, mais en quoi?

LAFOURAILLE.

En chasseur.

VAUTRIN

Bien, il montera derrière la voiture. Je vous donnerai mes ordres pour coffrer le prince d'Arjos, qui croit se battre demain.

RAOUL

Vous êtes menacé, je le vois, je ne vous quitte plus, et veux savoir...

VAUTRIN

Rien. Ne te mêle pas de ton salut. Je réponds de toi, malgré toi.

RAOUL

Oh ! je connais mon lendemain.

VAUTRIN

Et moi aussi.

LAFOURAILLE.

Ça chauffe !

VAUTRIN

Ça brûle.

LAFOURAILLE.

Pas d'attendrissement, il ne faut pas flâner, ils sont à notre piste, et vont à cheval.

Et nous donc! ( Il prend Lafouraille à part. ) Si le gouvernement nous fait l'honneur de loger ses gendarmes chez nous , notre devoir est de ne pas les troubler. On est libre de se disperser; mais qu'on soit à minuit chez la mère Giroflée au grand complet. Soyez à jeun, car je ne veux pas avoir de Waterloo, et voilà les Prussiens. Roulons I

VAUTRIN

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