‹ Magasin théâtralChapitre 970 sur 1711 · SCENE XIV · texte numérisé non relu

SCENE XIV

D'ORBENDAS, LA VICOMTESSE.

LA VICOMTESSE, aprês un soupir d'nlU^gement. Ah! d'Orbendas, c'est Dieu qui vous a envoyé! Oh! maintenant j'espère.

Mieux que cela, madame... Marie est sauvée ; monseigneur vous a dit une partie de la vérité ♦ c'est moi qu'il a chargé de choisir à Marie une retraite loin d'ici.

LA vicomtesse, heureuse.

Oh! ma fille!

d'orbendas.

C'est chez votre oncle que je la conduirai ; vous partirez secrètement avec nous. Le comte d'Arménis nous donnera une escorte ; nous passerons la frontière , nous irons en Allemagne.

LA VICOMTESSE

Partout où vous voudrez, près de ma fille. d'orbendas.

Nous vivrons tous les trois dans la retraite, vous et moi, madame, n'ayant qu'une pensée, qu'un sentiment, le bonheur de Marie!

LA VICOMTESSE

Oh! vous êtes notre ange protecteur, d'Orbendas!

• Flavy, d'Orbendas, la Vicomlesee.

LE ilIANOÏR DE MONTLOTJV 1ER .

n onREJinAs.

Ah! il faut que Marie me soit bien chère pour que je renonce à la bataille de demain ! mais si la guerre dure encore, je reviendrai de temps en temps en France donner de mes nouvelles aux Anglais... (// fait signe de sabrer.) Il y a quinze ans que j'ai contracté celte habitude.

LA VICOMTESSE

Oui, vous êtes un brave défenseur du pays î

D'ORBENDAS.

A6n de ne pas éveiller de soupçons, tenez-vous dans la troisième pièce. [Il ddsigne la porte latérale de gauche.) Monseigneur va revenir pour me donner ses dernières instructions, assez inutiles, ma foi... nous partirons quand il m'aura quitté.

LA VICOMTESSE

Oui, ou, je vais un instant, là, réparer ce désordre (elle désigne ses cheveux , sa robe en souriant); car j'ai l'air d'une folle, n'est-ce pas? Oh \ c'est que je le suis, d'Orbendas; je suis folle de joie!

Elle entre à gauche.

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