‹ [Magasin théâtral (volume 2)Chapitre 1007 sur 1577 · ALI · texte numérisé non relu

ALI

0 grand Dieu! le cliev.ilier Wilfrid I

WIIEUID.

Enchanté de vous revoir, et tout à votre ser-

vice; faites comme chez vous, ne vous gênez pas... Voulez-vous déjeuner avec nous?

Al'BKEY.

Mais comment se fait-il?...

BULLDOG

Ah! si vous lui demandez son histoire, il n'en finira pas : fausses signatures, dot escamotée, fausses clefs, vol chez un banquier, voilà son affaire, c'est tout simple. Tenez, en voila un meilleur... Mario w!

MARLOW

On y Ya!

BULLDOG

Un fameux espiègle! il s'est déjà évadé trois fois ; c'est ce qu'on appelle un cheval de retour.

AUBKEY.

Malheureux Wilfrid !

BULLDOG

Laissez donc là votre Wilfrid... Regardez-moi un peu cette mine. (Il lui montre Robinson à demi couché. ) Allons, houp ! debout , l'homme des bois ! Vous voyez bien ça, c'est un gentle- ' man de grand chemin; ça ne parle jamais plus que vous ne voyez. C'est pourtant ce malin-là qui a arrêté une diligence à lui tout seul. (Aunautre qui tient encore son écuelle. ) Et toi, Sheepfort, tu n'as pas encore fini ta soupe?... Voyez, monsieur, comme on les nourrit! quelle couleur ça vous a, ce bouillon! comme c'est appétissant! Vous plairait-il d'en goûter? il est tout-à-fait comfortable.

AUBREY

Merci, mon brave homme!... 0 ciel! voilà en core une figure que je connais.

James , se levant.

Tulles de Manchester, première qualité.

AUBREY

James! pauvre garçon; va, le plus grand malheur de ma vie c'est d'avoir été forcé de déposer contre toi.

JAMES

Oh! je sais bien, vous avez pleuré; et moi donc...

Il fait semblant de pleurer , et tout-à-coup éclate de rire. AUBREY.

Quelle horrible dépravation ! Envoyez donc un homme en prison pour un pareil délit!

Eh bien ! où voulez-vous qu'on l'envoie ?

AUBREY

Voilà un pauvre diable corrompu pour la vie ; il n'est peut-être coupable que d'avoir suivi l'exemple de son maître.

BULLDOG

Son maître ! ah ! laissez faire, il lui en remontrera bientôt.

AUBREY

Que de victimes pour un seul forfait ! Et ce malheureux Walton, qu'est-il devenu?

JAMES et BULLDOG.

Walton, il est...

WILFRIP.

Taisez-vous! taisez-vous! (James, Bulldog e les prisonniers s'éloignent un peu d' Aubrey, et U laissent isolé avec Wilfrid sur lavant-scène.) Monsieur Aubrey, savez-vous des nouvelles de lady Kilbrin?

AUBREY

Elle est morte, accablée de chagrins.

WILFRID

Et Lucy ?

AUBREY

Je ne sais où elle s'est retirée, mais je la crois à Londres.

Walton , derrière eux, prête une oreille attentive

WILFRID

A-t-elle quelques ressources ?

AUBREY

On assure que les biens de sa tante ont été fisqués, et qu'il ne lui reste rien.

walton , à part.

Infortunée Lucy!

JAMES

Voilà le jobard qui s'attendrit... le i les yeux ! les gouttes de pluie! c'est le l (A Aubrey, d'un air piteux.) Mon gentlei n'oubliez pas les prisonniers ; on boira à santé.

aubrey, à Bulldog.

Est-ce qu'on peut?...

bulldog.

Oui, ça leur procure quelques douceurs.

AUBREY

Dam, mes enfans, je ne suis pas riche; je ne suis encore que commis-voyageur ; il faut aller doucement pour réussir honnêtement... (A part.) Allons, que je suis bête! voilà que je les humilie.

bulldog.

Oh ! n'y a pas de danger.

aubrey, aux prisonniers qui se pressent autour de lui.

Tenez, tenez... (A part.) 11 faut réparer cela. (Haut. ) Je suis fâché de n'avoir pas davantage. 11 leur distribue de l'argent.

bulldog, à part.

Ça me reviendra.

wilfrid, à Aubrey.

Monsieur Aubrey, je vous recommande m ; pauvre sœur.

aubrey, attendri.

Soyez tranquille, je ferai mon possible... Allons, du courage. (A part.) Sortons, sortons; ces gens-là me font pitié f.. Je crois en vérité... (Il essuie une larme. — Haut.) Monsieur le guichetier, reconduisez-moi...

les prisonniers , l'entourant.

Vivent les bons commis-voyageurs!

AUBREY

C'est bien, c'est bien... guichetier...

Bulldog et Aubrey sml

NEWGATE

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