SCENE PREMIERE
An lever du rideau, Henry sort lentement de la charu" bre à droite; ii a un costume très-sévère de bourgeoîs, une escarcelle en peau de daim noircie, une épée ; il regarde avec attention dans la chambre dont il vient de sortir.
HENRY, regardant dans la chambre.
Oui, elle dort maintenant... son sommeil, qui commence à devenir calme, se prolongera1
suis doute assez avant dans la matinée pour qu'elle ne soit pas surprise de mon absence à son réveil. (// ferme la porte avec précaution.) Tant mieux, je ne serai pas obligé de lui confier encore ce secret qui lui causerait autant de surprise et de terreur qu'à moimême... Me séparer de Catherine, ma sœur de lait, ma compagne d'enfance, ma femme, la mère de ma fille!... oh! non, jamais... Un mot à Thomas, le frère de Catherine... [s' asseyant et écrivant) son frère et le mien... Depuis huit jours déjà il devrait être de retour. Il est sans doute sur la route d'Edimbourg, et peut-êtfe tout près de la ville. (Se levant et pliant la lettre.) J'emploierai s'il le faut plusieurs messagers pour le faire chercher. . . Je suis brisé de fatigue ; heureusement, je trouverai encore à quelques pas d'ici le secours qui m'attendait hier; et dans une heure je serai à Edimbourg. (Il s'affuble de son manteau.) Allons, destinée qui m'entraîne, si tu dois me trahir, épargne au moins ceux que j'aime.
Il sort par le fond. Catherine fait un pas dans la chambre, on le voitpasser devant la fenêtre. Cathe. rinu s* in approche, l'ouvre avec précaution.
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