EDITH, CLARY
clary.
Je ne 1 ai jamais vu ainsi.
Edith, s' approchant.
Qu as-tu donc?
, clary.
C est que Georges...
, EDITH
Que ta-t-ilfait encore?
CLARY
Maman, tu as pu remarquer comme Georges est sombre depuis quelque temps... moi, j'ai redouble pour lui de soins et de tendresse, il n'y répondait qu'à peine jusqu'à présent mais au-
jourd'hui, lorsque, inquiète, je luien ai demandé la cause... oh! j'en pleure encore!...
EDITH
Qu'est-ce donc? achevé! {A part.) Hélas! pauvre Georges!
CLARY
11 m'a traitée comme une étrangère d'abord; puis son regard s'est adouci ; il se repentait sans doute d'avoir été si méchant avec moi... quand tout-à-coup il me repoussa arec force et s'enfuit, me laissant toute en larmes.
Edith , à part.
Il est temps! il est temps! .Souriant péniblement. A Clary.) N'est-ce que cela, mon enfant?
CLARY
Ce n'est point assez peut-être!
EDITH
Sans approuver tout-a-fait Georges, ma fille, je ne puis cependant le blâmer.
CLARY
Comment?
EDITH
Écoute, Clary. Dans trois mois tu auras seize ans, et à seize ans une jeune fille ne peut plus se conduire avec son frère comme aux jours de l'enfance.
CLARY
Mais entre frère et sœur...
EDITH
Oui, entre frère et sœur même il est des familiarités que repoussent les convenances.
CLARY
Ainsi, il ne m'est pas permis maintenant d'aimer mon frère autant que je l'aimais autrefois!
EDITH
Ma chère enfant, ce n'est pas ta mère qui te dira d'aimer moins ton frère; mais, je te l'ai dit, la réserve exigée par le monde...
CLARY
Et le monde a des tyrannies auxquelles on ne doit pas se soumettre.
EDITH
Mais Georges s'y soumet bien ; car tu vois qu'il ne te traite plus en petite fille. {La regardant et lui prenant lamain.) Je te chagrine en teparlantainsi. clary, timidement.
Maman I
EDITH
Allons, miss, effacez la trace de ces larmes; je ne veux pas qu'un chagrin d'enfant altère ces traits si doux, car un événement heureux se prépare pour notre famille.
CLARY
Qu'est donc cet événement, ma mère?
EDITH
Tu le connaîtras plus tard.
CLARY
Eh bien ! là, maman, te voilà comme Georges, et maintenant tout est mystère autour de la poivre Clary.
jïdith, souriant.
Mais vous, Clary, n'avez-vous rien île cadid pour votre mère .
CLARY
Moi?
EDITH
Oui, toi? et penses-tu que je ne l'ai point deviné?
CLARY
Je ne te comprends pas.
EDITH
Écoute, et réponds-moi sans détour. N'aimes-tu pas, et n'es-tu pas aimée de quelqu'un? clary, émue.
De quelqu'un !
EDITH
Pouquoi t'en défendre, mon enfant? je ne te reproche que de m'en avoir fait un mystère, car je ne puis condamner ce choix... riche, noble, puissant... lord Dudley...
CLARY
Lord Dudley !... En effet, maman, il m'a parlé! Mais moi je te jure...
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