‹ [Magasin théâtral (volume 2)Chapitre 1144 sur 1577 · DOMINUS, EDITH · texte numérisé non relu

DOMINUS, EDITH

dominus, reconnaissant à son tour Christian, au moment de sa sortie.

Dieux !

EDITH

Est-ce une vision ? Christian ! l'assassin de mon mari !

DOMINUS

Le voleur de ma ferme ! (S'appuyant tout tremblant contre une chaise.) Je n'ai plus de jambes.

EDITH

Christian ici! Christian vivant! le bruit de sa mort était donc faux! Oh! dis-moi, dis-moi, Nicholson, est-ce bien lui que j'ai vu? ne me juis-je pas trompée?

DOMINUS

Cousine, une telle supposition a beaucoup de charmes san> doute; mais vos yeux n'ont-ils pas confirmé le témoignage des miens?

EDITH

Tu as raison!... Et comment n'aurais-je pas reconnu à l'instant môme ces traits que d'horribles malheurs et des scènes sanglantes ont gravés dans ma mémoire?..'. Oui, Nicholson, c'est lui... c'est bien lui!... Mais pourquoi ici ? {Avec effroi.) lue voix Secrète me crie qu'il n'y est venu que pour la perte de mon fils!... Ah! comment... comment sauver Georges?...

DOMINOS, afès un silence.

Attendez, cousine, attendez 11 y a un mois, Christian avait encore les armes à la main ; or, en

livrant à l'autorité l'assassin de David Buttler et du comte de Carliste, on sauve Georges et l'on débarrasse le pays d'un traître.

EDITH

Oh! c'est le ciel qui t'inspire!... Oui, mais va, va... hàte-toi.

Il sort.

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