‹ [Magasin théâtral (volume 2)Chapitre 1249 sur 1577 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

Les Mêmes, SATAN, RÉGAILLETTE.

RÉGAILLETTE. Vous disiez donc , seigneur. ..

satan. Que vous descendiez d'une tièshaute famille, d'une maison fort élevée.

RÉGAÏLLETTE. Laissez donc, notre chaumière n'avait qu'un étage.

satan. Je parle de voire origine ; sans tous en douter, vous êtes fille de la duchesse Berminie Cunégonde de Torticolis , dont Foici le noble portrait. Madame votre mère vous , avait fait élever secrètement, elle avait laissé ignorer votre naissance à son mari pour des raisons de ménage.

L'ORGUEIL. Mais votre légitimité est enfin reconnue.

RÉGAÏLLETTE. Ah! ah! on a reconnu ma légimité.

SATAN. Et vous rentrez dans vos biens... dans vos litres... et dans vos fiefs de duchesse.

RÉGAÏLLETTE. Bon !... alors, je suis une duchesse fiefféel

L'ORGUEIL. Vous pouvez commander en ces lieux ; tous ces pages, tous ces serviteurs sont les vôtres.

RÉGAÏLLETTE. Bah! vraiment!... [désignant le plus gros) ce gros doré-là, aussi?

satan. Tous vous appartiennent.

RÉGAILLETTE. Très-bien... Ici, domestique.

UN domestique, s'avançant. Madame la duchesse. ..

RÉGAÏLLETTE. Non, pas vous... le gn>s doré qui ieluit comme \u\ soleil. Approchez un fauteuil, gros doré... {le domestique obéit) plus près... plus près que ça... gros doré. (Elle s'assied.) A présent, sortez, domestique!

satan. Madame la duchesse désire être seule.

régaillette. Oui, j'ai besoin de rêvasser.

Tout le monde sort.

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