‹ [Magasin théâtral (volume 2)Chapitre 1340 sur 1577 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

Les mêmes, LAROCHE, CLARISSE, puis MARTIAL*.

Laroche, à Barbillon. Bravo ! bravo !... Très-bien, mon petit Barbillon...

martial **. Bravo! Mon cher monsieur Laroche, votre fête est charmante...

* Invités, Mathieu, Boulotte, Barbillon, Laroche, Clarisse, Invités.

*' Guillaume, Mathieu, Martial, Boulotte, Barbillon, Laroche, Clarisse, Invités.

laroche, apercevant Martial. Martial!*..

Clarisse, à part. Grand Dieu !

BARRILLON, V apercevant. Ah !.. c'est un revenant* !.. .

tous, Un remontent la scène. Comment, un revenant?

Guillaume. Il faut qu'il se fourre partout cetêire-là.

BARRILLON. C'est lui que j'ai retiré de l'eau... lui que je croyais mort !

TOUS. Mort!

martial. Oui , messieurs ; sans ce brave garçon je n'aurais pas le plaisir de me trouver parmi vous, car j'ai été noyé la nuit dernière !

tous. Noyé !

Laroche passe la main sur son fronl comme un homme atléré.

CLARISSE, à part. Ah ! je tremble!

martial. Oui, messieurs, noyé... ou du moins peu s'en e->t fallu... Un misérable coquin m'a jeté à l'eau.

TOUS. Ah! mon Dieu ! c'est effrayant!

martial. J'espère donc, mon cher monsieur Laroche, que vous m'excuserez, ainsi que mademoiselle-, si je me présente ie dernier à votre fête. Ah! un peu plus, j'étais privé tout à fait de ce plaisir.

laroche, g'effbrçant déparier. Certainement... nous sommes...

martial. Vous êtes enchantés, je n'en doute pas... Je sais tout le bien que vous me voulez... Franchement, il m'est aussi fort agréable de vous revoir, et je dois cet agrément-là à l'honnête Barbillon ; le gaillard, en me laissant au poste, ne comptait pas me revoir si bien portant.

barbillon. Oh ! ma foi non... par exemple !. . Ah ça , dites donc, puisque vous voici vivant, c'est dix francs de plus que vous me redevez...

martial, tirant vingt francs de sa poche. Comment donc ! mais certainement; tiens, en voilà vingt.

Il lui donne vingt francs.

boulotte, venant à Barbillon. Dites donc, nous les mangerons.

barbillon. Ah! li donc... nous les boirons... Garçon, deux petits verres.

11 sort avec Boulotte et une Invitée.

martial. Mais, je vous en prie, que ma présence ne dérange rien et n'interrompe pas davantage vos plaisirs **.

On remonte en causant de cet incident.

GALOU , bas à Guillaume. Dis donc...

* Guillaume, Barbillon, Martial, Galou, Laroche, Clarisse, Mffie Gervais.

*" Guillaume, Galou, Martial, Laroche, Clarisse, Mme Gervais.

toi, qui l'avais menacé de le fiche à i'eau... paraît que d'autre» y avaient pensé aussi.

Galou remonte avec Guillaume. Clarisse est remontée aussi avec des dame=. Martial et Laroche restent seuls sur l'avant-scèiie.

MARTIAL, bas à Laroche. Il faut convenir que tu es unfiergredin !... et quejemesuia laissé enfoncer comme un jobard !

LAROCHE. Si tu veux me perdre, parle, h à te- toi !

MABtial. Cela ne me rapporterait rien ; tandis qu'à présent nous allons traiter de puissance à puissance... Ah! par exemple, je n'irai plus causer d'affaires dans ton bateau.

laroche. Ainsi tu le tairas?

martial. A une condition.

laroche. Laquelle!

martial. Deux cent mille francs et la inain de ta fille.

laroche. Clarisse... ta femme!... jamais!...

martial. Tu réfléchiras !

laroche. Jamais , le dis-je !

martial. Songe que d'un mot je te livreà la justice !

Il remonte et cause avec des dames *.

laroche, à part. Oh! malheur!... Je suis en sh puissance !

CLARISSE, s' approchant avec crainte. Mon père... je h émis du danger qui vous menace.

laroche. Il assure-: oi , tout va bien !

Clarisse. Ali ! Dieu soit loué ** !

En ce moment une contredanse commence; on entend un grand bruit au fond. La voix de Guillaume domine toutes les autres.

laroche. Eh bien ! pourquoi tout ce bruit ?

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