SCÈNE Y
MARTIAL seul, puis M""1 GERVAIS.
martial. S'il croit que je vais m'amuser à cultiver sa connaissance ! Non, non. Une fois riche, je passe à l'étranger, j'achète une terre , et j'y finis doucement mes jours au milieu de mes bons paysans... mes précautions sont déjà prises pour mon départ... Quant aux coquins, mes associés, comme ils ne se doutent de rien, je leur brûle à tous la politesse !*
M1"" GERVAIS, entrant. Monsieur, recevez mon compliment... je veux être la première à vous féliciter... je sais que monsieur vient de faire demander son notaire.
martial. Oui , ma bonne madame Gervais, nous s:gnons ce soir.
M"'c GERVAIS. Ah! quel bonheur!... Et comme ça va remettre à sa place monsieur Armand... Mais pardon... le trouble, la joie... j'oubliais... il y a là quelqu'un qui vous demande : c'est un Allemand.
martial. Un Allemand!.. Ah ! j'y suis... sans doute le garçon du carrossier auquel j'ai commandé ma voiture de vo\age.
M?" GERVAIS. Lue voiture! Dieu! que mademoiselle sera heureuse... J'irai dedans... {A la porte du fond.) Entrez, entrez, mon garçon... Moi, je vais tout préparer.
Elle sort au moment où Cabot entre.