SCÈNE 1Y
Les Mêmes, NAPOLÉON, CAULAINCOURT, KRETTLï.
NAPOLÉON, descendant de voiture.
Mais pourquoi donc tous ces soldats dont 1» route est couverte?.. C'est du désordre... D'où viennent-ils, où vont-ils?..
CAULAINCOURT
Sire, jusqu'à présent nous n'apprenons que des nouvelles contradictoires...
NAPOLÉON, a Haillot.
Voyons, toi, tu es un ancien, tu n'as pas la tête troublée : que s'est-il passé ?..
HAILLOT.
On s'est battu autour de Paris...
NAPOLÉON
Et l'ennemi, où est-il maintenant?..
HAILLOT.
11 était à la barrière, ni plus ni moins, quand notre division a pris la route ici présente...
NAPOLÉON
Mais, on a donc pas fait résistance, on a fui, on a déserté!..
HAILLOT.
Eh ! non ; mais il parait que les chefs emplnmes se sont mis à griffonner une complainte de je n'en veux plus, et ça n'a pas manqué d'amortir le feu!.. Voilà la chose de les avoir galonnés d'or depuis les pattes jusqu'à la perruque...
NAPOLÉON
Tout cela est un rêve , rien de tout cela ne peut être vrai!.. L'armée couvrait Paris, l'armée défend encore la capitale !.. Qu'est-ce que ce bruit que j'entends?..
CAILINCOURT.
Sire, c'est un corps de cavalerie!..
HAILLOT.
Et ça doit être la cavalerie du maréchal qui nous commandait...
NAPOLÉON
C'est impossible!..
WaWWMMIIIIIIIIWIIIIi