SCÈNE III
Mn,c MULLER, STELLA, FRITZ.
M"e muller. Non, ma chère Stella, non; je ne t'emmènerai pas à la ferme.
Stella. Mais , maman , pourquoi me refuser aujourd'hui ce que tu m'avais accordé hier?
M",e muller. Parce qu'il n'est pas raisonnable qu'une grande fdle comme toi passe ainsi la journée à ne rien faire.
fritz, qui a fermé le pavillon et descendu la scène. Bien dit, madame Muller; v'ià ce que j'appelle parler raison.
Stella. Ah ! de quoi te mêles-tu ?
fritz. Oh ! c'est que je sais ce que c'est que d'éduquer des enfants. Voyez 31. Théodore, c'est mon élève, et j'en fais ce que je veux...
Stella. Vraiment !
fritz. A preuve, c'est que tout à l'heure il voulait aussi, lui, courir les champs... aller jouer à la ferme...
Stella. Eh bien!...
fritz. Un mot a suffi; et maintenant il est là qui travaille... qui bûche... sur ses mathématiques.
Mma muller. Tu vois, Stella.
Ici Théodore parait à la fenêtre.
Stella. Oui, maman, oui... je vois.
Théodore et Stella se font des signes.
fritz. Et il ne bougera pas de là, oui dà. (A part à madame Muller, en lui montrant la clef.) Il y a de bonnes raisons pour ça.
Stella. Eh bien , maman , comme je ne veux pas que M. Fritz dise que je suis moins raisonnable que Théodore, je resterai, et vous irez seule à la ferme.
i u \i.. \ J,i bonne heure.
M muller. fi'ett bien, Stella, te voila
raisonnable; aus>i je te promets (le revenir ;m plus vite.
STELLA. Bt moi, maman, je ne bougerai pas d'ici.
m"" mlli.er. Embrasse-moi... tu ne m'en veux plus?
STELLA. Au contraire
M"" MOLLES. Tu m'aimes toujours?
Stella. Plus encore.
FRITZ, ù mad'ime Muller, en sortant.
Voyez-vous, marne Minier, avec de l'adresse, on fait des enfants tout ce (pie l'on veut.
Ils sortent à droite.
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