‹ [Magasin théâtral (volume 2)Chapitre 1418 sur 1577 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

MARIE, D'OSBORN

MABIE. Enfin... vous voilà...

d'osborn. J'avais ordonné. . .

marie. Qu'on me retînt prisonnière dans ma chambre... mais vos valets ont été moins impitoyables que vous ; ils ont fait passage à la pauvre mère qui voulait vous redemander son enfant...

d'osborn. Je me disposais, madame, à passer chez vous. . .

marie. Vous aviez alors un nouveau malheur à m'apprendre... Avez-vous donc assassiné Stella comme vous avez assassiné son père?...

d'osborn. M. de Fridberg s'est tué en voulant s'évader. .. Quant à sa fille. .. elle existe.

marie. Ne me trompez-vous pas?

d'osborn. Vous allez la voir.

Marie. Oh !... si vous me rendez ma fille... je vous pardonnerai mes tortures et mes larmes... Je prierai Dieu de vous pardonner le meurtre d'Ernest Mais qu'attendezvous?

d'osborn. Une promesse de vous, madame.

marie. Ah! parlez, monsieur, parlez!...

d'osborn. Stella ignore encore que vous êtes sa mère. J'exige que vous ne lui disiez rirn qui puisse le lui faire soupçonner...

marie. Qu'entends-je? mais songez

donc que l'espérance de la voir, de la nommer ma fille, m'a seule fait vivre depuis seize ans... ce qui vous demandez est au-dessus des forces d'une mère.

d'osborn. A cette condition seule , pourtant, vous la verrez.

marie. Eh bien, je vous obéirai, monsieur, je vous obéirai.

d'osborn. Vous me jurez de ne vous trahir ni par un mot ni par un geste?

marie. Je vous le jure.

D'OSRORN , appelant Burl d'un geste. Amène ici la jeune fille remise à ta garde. {Burl entre dans sa chambre. A Marie.) J'ai

besoin que v-:>us ne doutiez pasdf l'existence de, Stella. Après votre entrevue, qui ne sera que de quelque «instants, vous saurez à quel prix voire fille peut vous être rendue. N'oubliez pas votre promesse.

Burl sort de sa chambre amenant Stella.

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