SCENE V
CLINTON, TOM, du fond.
tom, en entrant.
Qu'ordonnez-vous, mylord? Me voici.
CLINTON
Ecoute, Tom Wood, tu étais malheureux et je t'ai soustrait à la misère; tu manquais de pain et je t'en ai donné; tu m'as loyalement servi , c'est bien ; mais, à compter de cet instant, un dévouement plus absolu me sera nécessaire; car, celte nuit même, une forteresse royale deviendra la prison du comte de Surrey.
TOM
Que dites-vous? (A part.) Oh ! mon D'eu! il est perdu !
CLINTON
Mais cette forteresse avec ses donjons et ses :iautes murailles n'aura pas de portes si solidement fermées qu'elles puissent garder un tel prisonnier. Pour l'arracher à la condamnation qui le menace, on complotera à la cité, on intriguera à la cour; le capitaine des gardes est sou ami d'enfance, les gardes me sont suspects. Eh bien ! il
faut que u épies tous les gestes, que tu interroges tous les regards, que tu veilles minute par minute autour du comte de Surrey. Me le promets-tu, dis? Me le promets-tu?
TOM
Vous serez obéi, mylord. (Apart.) Et le duc de Richmond n'a pas pu le sauver?
CLINTON
Rappelle-toi le gage de ta fidélité.
TOM
Oui, je sais, mylord, que d'un mot vous pouvez faire abattre ma tête.
CLINTON
C'est bien, Tom Wood, je compte sur toi; et sî tu es un serviteur fidèle , toi aussi , compte sur
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