‹ [Magasin théâtral (volume 2)Chapitre 1498 sur 1577 · LA SENTINELLE · texte numérisé non relu

LA SENTINELLE

Pissez...

LE BOURREAU

Qui peut entrer si matin àla Tour? ah! leeondamné est catholique , c'est peut-être son confesseur... non, je me suis trompé.

clinton, entrant enveloppé avec soin dam un large manteau.

Déjà levé, maître ?

LE BOUttRSAU.

Je ne me suis pas couché...

CLINTON

Et pourquoi?

LE BOURREAC.

Par jalousie, j'enviais le sommeil paisibie de mon prisonnier.

clinton, à part.

Oh ! Surrey, ne rêve pas ta grâce , car tu es bien véritablement perdu. (Haut.) Depuis notre

dernière rencontre, Ralph-Scott, vous avez bien vieilli?

le bourreau, l'examinant avec soin.

Notre dernière rencontre , où donc cela? et quand?

CLINTON

Sur l'esplanade de la tour où nous sommes , le 20 mai 1536, à trois heures du soir. le bourreau.

Oh! je me rappelle, et ce souvenir-là, mêlé à tant de semblables, a ridé mon front et blanchi mes cheveux.

CLINTON

Quel est donc votre âge ?

LE BOURREAU

Soixante-deux ans.

CLINTON

Dites-moi, Ralph-Scott, en quelle année fûtesvous mandé de Calais pour l'exécution du duc deRuckingham, connétable du royaume?

le bourreau, à part.

Il y a un noble sous ce manteau. (Haut.) Le 17 mai 1521, à seize ans d'ici.

CLINTON

Et combien l'homme qui vint chez vous, avant le soleil, avec mystère, tout le corps caché sous un large manteau comme celui-ci vous offrit-il pour vous faire regagner Calais et donner le coup de hache à votre place?

le bourreau, avec hésitation.

Mais... comment? (Clinton se débarrassant de son manteau.) Lord Clinton!

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