‹ [Magasin théâtral (volume 2)Chapitre 1510 sur 1577 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

RICUMOND, TOM.

RICUMOND.

C'est toi, Tom 'Wood ?

TOM

Ah ! oui, mylord.

IUCUUOXD.

Je savais bien que tu serais le premier au rendcz-vous.

TOM

Pas assez tôt au gré de mon impatience, mais nous n'avons pas de temps à perdre en vaines paroles, car on pourrait me surprendre, et je tiens à ma tète... du moins pour quelques heures encore, après, peu m'importe. Eh bien! vous avez vu lord Surrey? il a consenti à donner le signal?

RICUMOSD.

lia refusé.

TOM

Refusé! Par saint Georges je frémis à cetle pensée... refusé ! mais personne ne pourra le donnera sa place. Tous les regards seront fixés sur lui , chacun attendra les premières paroles

de sa ballade, et s'il se tait... enfer ! mais s'il 50 tait, il est perdu! Ah! Clinton! Clinton! il n'y aura pas que son sang, je te le jure, qui rougira les pavés de la cité.

RICUMOND.

Une espérance me reste encore.

TOM

Et laquelle, mylord, laquelle?

RICUMOND.

Géraldine est, à cette heure, aux genoux de Henri VIII implorant la grâce de Surrcy.

TOM

Le tigre devenir agneau! allons donc, c'est impossible : Luther se ferait plutôt pape. Pas d'espoir de ce côté, non -, car !ous, grands et petits, nous avons appris à connaître le coeur de Henri VIII. Trouver nos amis, les avertir de frapper sans attendre le signal, c'est impossible. Et rien, non, rien, pa3 un moyen pour le sauver, cVsl à damner son ame. (On entend les cloches de Saint- Paul qui sonnent à grandes volées. ) Tenez, entendez, mylord, les courtisans et leur maître soi tent de l'église de Saint-Paul pour se rendre au banquet de Saint-Georges.

RICUMOND.

Tom Wood, séparons-nous. Espérance cl courage, voilà notre devise.

tom, reprenant sa faction.

Oui, mylord, elle reste à la garde à Dieu. Le peuple esl répandu dans taule la rue, loul » iea fi né très sont garnies de mobdè, partout i!<' l'agitation : la porte de la Tour s'ouvre ; le peuple su groupe, les Ic repoussent.

Les voici! déjà! oii ! i'altente, l'attente, .)■,!' chaque seconde se traîne avec une cruelle lénimti ! Oh! faut-il donc à ce roi si peu de temps poui punir et si long-temps pour pardonner.'

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