‹ [Magasin théâtral (volume 2)Chapitre 1513 sur 1577 · LE LIEUTENANT -CRI MIN EL · texte numérisé non relu

LE LIEUTENANT -CRI MIN EL

Henri Surrey, au nom de la loi, je te déclare déchu de tes titres et de tes dignités, tu n'es plus lord et pair d'Angleterre.

surrey, avec dignité.

Non, je ne suis plus lord cl pair d'Angleterre , mais je suis toujours noble, car la vraie noblesse est dans le cœur... et vous tons qui m'entendez à cette dernière minute de ma vie, retenez bien mes paroles, elles sont solennelles et sacrées. De par la toute-puissance de celui qui jugera mes ju es et moi, la main étendu;' sur le saint Evangile, (son confesseur lui présente un livre ouvert, une partie du peuple s'agenouille) par les mânes de mon père, je jure que mon cœur a toujours été pur de trahison et de déloyauté, je meurs plein de foi dans mon innocence et plein île miséricorde pour celui qui a dressé mon ôchafaud. Dites à lord Clinton que je prierai Dieu de lui pardonner se^ persécutions et son crime.

1 (•;..:■ p. . relève, i dm, n part.

Quel noble courage :

SURREY

Richmond, mon frère, adieu! Ahî songe bien au bonheur de ma mère et de ma Géraldine.

RICUMOND.

Ah ! le bonheur est un exilé que ni elles ni moi ne reverront jamais!

Ils se jettent dans les bras l'un de l'autre. surrey, se retournant et jetant son collier au mi' lieu du peuple.

Peuple de Londres, recevez ce collier, et que celui qui le ramassera vienne s'agenouiller chaque mois sur ma tombe , les prières du peuple sont agréables à Dieu! Et maintenant accourez tous, et venez voir comment sait mourir le premier gentilhomme catholique de la cour d'Angleterre.

On lui jette un voile noir sur la tête. Le cortège reprend sa marche.

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