‹ [Magasin théâtral (volume 2)Chapitre 265 sur 1577 · SCÈNE IL · texte numérisé non relu

SCÈNE IL

Les Mêmes, L'ÉTÉ, ensuite JOBARDEK qui rentre. — L'Été conduisant, à la main, un cheval maigre et un âne. Il est recouvert d'une houppelande fourrée, à capuchon. Il a des bottes fourrées, •m manchon et un parapluie.

l'été, frissonnant.

Ceci vous représente l'été de 1845... Brrrrrr. Brrrrrr.

JOBARDEK, rentrant.

C'est ma foi vrai, il en à 300, de tous les poils, de toutes les races!

(L'Été bat la semelle sur ses pieds.)

JOBARDEK, qui a tiré sa tabatière.

Que faites-vous donc là, mon ami ?

l'été.

Moi, Monsieur? je grelotte. Auriez-vous un peu de réglisse , de pâte pectorale?..

(Il tousse.)

JORARDEK.

Non, c'est du caporal... En effet, vous toussez beaucoup.

l'été.

Il n'y a personne de plus enrhumé que moi, Monsieur... Je suis l'Été...

JOBARDEK.

Vous me faites de la peine!

l'été.

On m'a destitué, Monsieur, on m'a supprimé.

JOBARDEK.

Ah! pauvre diable... Et vous a-ton donné une retraite?

l'été.

On m'a donné une chaufferette... J'ai eu le malheur de nse brouiller avec le soleil et je suis devenu la proie des ouragans et des averses... Je suis tombé à plusieurs degrés au-dessous de zéro... J'ai le nez rouge, les pieds gelés; un catarrhe et beaucoup de fluxions de poitrine, voilà l'état de ma santé. Oui, Monsieur, à Paris, voilà l'état de l'été...

JOBARDEK.

Ah! c'est particulier...

l'été.

Voilà la vie que je mène... Je suis tout humide... je pleus... j'ai des vents... Voilà ma température et mon tempérammeut.

JOnARDftk.

Bah!., vous passez votre temps dans l'eau... Alors, cette année, vous n'avez eu île Veié que les carpes I

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