‹ [Magasin théâtral (volume 2)Chapitre 328 sur 1577 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

Les Mêmes, ULRICK, les tourmenteurs.

(En entrant, Ulrick jette son manteau sur la table de pierre.)

MATniAS BROWER.

Approche, Ulrick Martens.

ULRICK

Que me voulez-vous?

MATUIAS BROWER.

Je veux te lire ta sentence, malandrin, et que tujm'écoutes avec le respect que lu dois au tribunal suprême.

ULRICK

Lisez donc.

MATUIAS BROWER.

Chaperon bas, pour m'entendre!.. (Un des tourmenteurs avance la main vers le chaperon qu'Llrick ôtc lui-même.) Je lis.

ULRICK, se croisant les bras.

J'éeoute.

MATIHAS BROWER, lisant.

« Au nom de Baudouin de Flandre et de Hé- » naut, le tribunal suprême, assemblé par son » ordre souverain, ouï les charges de l'accusa- » tion et l'accusé dans sa défense, condamne le » vassal Ulrick Martens , comme faussaire et » meurtrier, à périr sur la roue, après amende » honorable à la porte de la cathédrale, où il » sera conduit tête et pieds nus, par le bourd reau. » Tu as entendu?

Oui, et je suis prêt à mourrir... Mais cette sentence ment : je n'ai point commis de meurtre.

MA.TIÏIAS BROWER.

C'est c« que la question va nous dire au plus juste.

ULRICK, ému.

La question !

MATUIAS BROWER.

Oui, noble chevalier, la question... en notre présence.... et jusqu'à ce qu'aveu s'en suive... Allons, maître Jucobs.

(Quatre tourmenteurs entourent alors Ulrick, et vont l'étendre sur la table de pierre, quand Jeanne entre en s'écriant : Arrêtez !

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