SCÈNE II
Les Mêmes, JEANNE MARTENS et NIOCELLE, vêtues en pèlerines.
l'ermite , à Jeanne.
Entrez sans crainte, bonne femme, vous êtes ici dans une retraite que Dieu a prise sous sa garde, et que l'infidèle même n'a jamais violée.
JEANNE MARTENS
Je le sais, mon père... oui, de si loin que je vienne, je sais que vos prières ont attiré la bénédiction céleste 6ur l'ermitage d'Engaddi.
l'ermite.
Placez-vous ici... (Il les conduit vers un petit banc de l>ois à gauche.) Prenez votre part du frugal repas que la Providence me permet d'offrir chaque soir aux bons pèlerins... Et toi, Petit- Jean, dis-nous maintenant la fin de la ballade du soudan de Damas, Ulrick le renégat.
NIOCELLE
Entçnds-tu, ma mère?
bas.
JEANNE MARTENS
Oui, mais tais-toi , tais-toi et écoutons !.. refrain chanté en chœur par les | é rlns.
Ecoutons , , . .,
Ecoutez, CarceStlà L'histoire véritable Du renégat damnable Que le cheval du diable A sa perte emporta.
LE PATRF.
La fraude et l'imposture
Le poussent aux honneurs.
Bientôt il se parjure
Pour de vaines grandeur?*
Sa mie, il la délaisse ;
Il faut une princesse
A ce superbe cœur !
Mais la vérité tonne ;
Au lieu d'une couronne,
Pour lui , honte et malhsur !,..
Il fuit... Satan le guide,
Et Damas du perfide
Comble le dernier vœu.
Il règne... et le faussaire,
Qui renia sa mère,
A renié son Dieu!
pef Alsr.
Frémissez , car voilà L'histoire véritable Dk renégat damnable Que le cheval du diable En enfer portera !
Et pour lui maintenant, mes frères, Au ciel adressons nos prières.