LE CHEF DES IMANS
Pas de pitié" , Soudan , pas de grâce pour les infidèle* ; tu l'as juré sur le Coran.
(Les imans et les guerriers s'agitent et murmurent.)
ULRICK, avec effort.
Allez, et que la loi s'exécute.
l'aga.
Nous ne demandons qu'une grâce, a dit la plus âgée des deux femmes : c'est que votre maître consente à nous entendre avant de prononcer notre sentence. Portez-lui ce chapelet ; peut-être , après l'avoir vu , nous accordera-t-il notre prière.
ULRICK , prenant le chapelet.
Qu'ai-je vu?.. (A part.) Le chapelet de ma mère !.. (Il descend vivement les marches du trône.) Ma mère ici!.. Et cette fatale loi !.. (Haut.) Courez... qu'on amène ces femmes... et qu'on me laisse... (Les Imans hésitent.) Ohéissez!.. mon ordre est pour tous!
(Tout le monde s'incline alors et se relire. Les draperies des trois arcades se referment.)
ULRICK, seul.
Ma mère!., que lui dire, mon Dieu !.. Comment oser paraître devant elle ?.. Ah ! voilà mon châtiment qui commence !.. Oh ! s'il n'était pas trop tard pour retourner en arrière ! Mais qu'au moins je la sauve, et s'il le faut, que je meure après!
CLA.es, soulevant la draperie du fond. Tu m'as appelé, maître?
TJLRICK.
Non, non!., va-t-en ! va-t-en, te dis-je!.. (Clacs disparaît.)
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