‹ [Magasin théâtral (volume 2)Chapitre 359 sur 1577 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

Arabes, Femmes et Ehfans, puis, ULRICK.

(On voit d'abord plusieurs cavaliers arabes qui traversent le théâtre de gauche à droite, presque couchés sur leurs chevaux et fuyant devant le vent. Puis viennent des fantassins et quelques femmes, qui cachent leurs enfans sur leur sein. Us se Cuuclient un moment à terre, s'abritant sous leurs burnous ou manteaux. Puis ils se relèvent, semblent prier, et reprennent leur fuite. Des oiseaux tombent à terre tués par le vent. Enfin parait Ulrick.

ULRICK

Attendez!., attendez-moi!.. (Il tombe épuisa sur le sol.) Oh ! cette fois, je suis perdu !.. les souffrances de celte blessure... la fatigue... ce vent qui brûle!., impossible d'aller plus loin!.. (Il fait un effort pour se relever et il retombe.) Et ils m'ont abandonné !.. tous !.. Claes lui-même !.. Hier encore, un empire, des trésors, un trône!., et aujourd'hui... la fuite, la souffrance... la plus affreuse misère!.. Orna mère! Dieutevenge!.. La fièvre... me dessèche la poitrine... la soif... une soif ardente !.. et personne pour me secourir!.. Ah! on vient!., je suis sauvé!.. (Quelques Arabes à pied et à cheval traversent encore le théâtre en fuyant.) A moi!., arrêtez!., au secours!., à moi!.. Ils ne m'entendent pas... que vais-je donc devenir?.. (Zisco entre au galop et s'arrête près de lui. Le vent souffle avec plus de furie ; l'horison semble s'emflammer.) 0 mon Dieu!., mon Dieu!., que je soufjre!.. la soif!., la soif!.. (En portant la main à sa poitrine, il y trouve le petit mors magique.) Ah!.. Zisco !.. à moi!., de l'eau!.. de l'eau!.. Je le veux\..

(Zisco va au rocher et frappe du pied. Dne source jaillit. Ulrick boit avidement. Cela paraît lui ren-

dre des forces, et il remonte sur le cheval, qui s'est mis à genoux devant lui. Aussitôt q'Ulrîck est en selle, on entend dix coups de tamtam, accompagnés de détonations. Le cheval s'élance droit sur le rocher qui s'ouvre pour lui livrer passage; et vomit des flammes, comme une bouche de l'enfer. Des vapeurs noires, sillonnées de feu, s'élèvent de tous côtés, et cachent un momoment le théâtre.)

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MÈeiucietne tableau.

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