VICTOR, FRANCE, BRIGITTE, BER- NARD
victor. Allons, France , allons, Brigitte.
France. Me voilà , frère.
victor , au postillon. Eh bien , quelles nouvelles, Bernard?
rernard. Mauvaises , Monsieur , mauvaises.
France. Vous ne savez pas si Emmanuel est de retour , mon ami ?
Bernard. Non, Mademoiselle.
victor. Comment, Emmanuel, Emmanuel Mêgrigny notre cousin , lui serait-il arrivé quelque accident?
France. J'en ai peur. Avant-hier sa mère a reçu une lettre annonçait qu'il partait de Troyes , et elle ne i'a pas encore vu.
Bernard. Ah! dame ! s'il a rencontré les Cosaques !...
france. Eh bien?
BERNARD. Tenez , voilà de pauvres gens qui ont été dépouillés par eu\ à deux lieues
d'ici. L'homme a même reçu un coup de lance dans le bras.
victor. Les misérables! Viens, ma sœur.
France. Mais ils ont peut-être besoin, mon frère , mais ils n'ont peut-être pas d'argent, laisse...
victor , distribuant de l'argent aux fugitifs. Tenez, mes amis, tenez.
les fugitifs. Merci, mon jeune monsieur, merci, ma belle demoiselle. [Des gens accourent avec des cris.)
victor. Qu'est-ce que c'est que cela?
Bernard. Faut-il faire avancer la voiture?
viStor. C'est inutile... nous y allons.
Prends garde à toi , Fortuné !
fortuné , arrangeant un fauteuil devant la porte. N'ayez pas peur, on a là dans un petit coin le fusil à deux coups du vieux, du temps qu'il était garde dans la forêt de Der.
victor , partant. Adieu.
fortuné. Adieu , monsieur Victor et la compagnie.
UN paysan. Dieu vous conduise , ma jolie demoiselle ; Dieu vous conduise , mon brave jeune homme.