‹ [Magasin théâtral (volume 2)Chapitre 368 sur 1577 · VICTOR, FRANCE, BRIGITTE, BER- NARD · texte numérisé non relu

VICTOR, FRANCE, BRIGITTE, BER- NARD

victor. Allons, France , allons, Brigitte.

France. Me voilà , frère.

victor , au postillon. Eh bien , quelles nouvelles, Bernard?

rernard. Mauvaises , Monsieur , mauvaises.

France. Vous ne savez pas si Emmanuel est de retour , mon ami ?

Bernard. Non, Mademoiselle.

victor. Comment, Emmanuel, Emmanuel Mêgrigny notre cousin , lui serait-il arrivé quelque accident?

France. J'en ai peur. Avant-hier sa mère a reçu une lettre annonçait qu'il partait de Troyes , et elle ne i'a pas encore vu.

Bernard. Ah! dame ! s'il a rencontré les Cosaques !...

france. Eh bien?

BERNARD. Tenez , voilà de pauvres gens qui ont été dépouillés par eu\ à deux lieues

d'ici. L'homme a même reçu un coup de lance dans le bras.

victor. Les misérables! Viens, ma sœur.

France. Mais ils ont peut-être besoin, mon frère , mais ils n'ont peut-être pas d'argent, laisse...

victor , distribuant de l'argent aux fugitifs. Tenez, mes amis, tenez.

les fugitifs. Merci, mon jeune monsieur, merci, ma belle demoiselle. [Des gens accourent avec des cris.)

victor. Qu'est-ce que c'est que cela?

Bernard. Faut-il faire avancer la voiture?

viStor. C'est inutile... nous y allons.

Prends garde à toi , Fortuné !

fortuné , arrangeant un fauteuil devant la porte. N'ayez pas peur, on a là dans un petit coin le fusil à deux coups du vieux, du temps qu'il était garde dans la forêt de Der.

victor , partant. Adieu.

fortuné. Adieu , monsieur Victor et la compagnie.

UN paysan. Dieu vous conduise , ma jolie demoiselle ; Dieu vous conduise , mon brave jeune homme.

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