LES MÊMES, CATHERINE, FRANCE
CATHERINE. Fortuné! Fortuné! voilà mademoiselle en personne.
fortuné. Eh ! mon colonel ! mon colonel ! voilà mademoiselle France.
bertaud, sortant de la maison. France, ma fille !
victor. .Mon père ! mon père ! n'ôtez pas le bandeau, Emmanuel l'a défendu.
France. Mon père, voas êtes blessé?
bertaud. Ce n'est rien ; le visage un peu brûlé par la poudre; voilà tout. Emmanuel prétend que dans huit jours il n'y paraîtra plus.
France. Bien vrai, mon père?
bertaud, portant la main à son bandeau. Mais, ma foi !...
EMMANUEL, essayant de s'opposer à ce que le colonel ôte son bandeau. Mon oncle!
VICTOR. Mon père!
bertaud. Oh ! tant pis ! Il y a près d'un an que je ne l'ai vue , il faut que je la voie. France, ma fuie! (arrachant son bandeau) où es-tu, que je te regarde tuut à mon aise, France 1
France. Mais me voilà, mon père.
bertaud. Tu es là, je te touche; je ne le vois pas! Oh ! malheureux! malheureux 1 j'ai les yeux brûles ! je suis aveugle !
FRANCE. Mon père!
victor. Mon père !
Emmanuel, à France. Emmenez-le
emmenez-le à l'instant.
France. Venez, venez, mon père; noire amour vous tiendra lieu de tout, même de la lumière du ciel.,. Venez, venez.