‹ [Magasin théâtral (volume 2)Chapitre 396 sur 1577 · LES MÊMES, CATHERINE, FRANCE · texte numérisé non relu

LES MÊMES, CATHERINE, FRANCE

CATHERINE. Fortuné! Fortuné! voilà mademoiselle en personne.

fortuné. Eh ! mon colonel ! mon colonel ! voilà mademoiselle France.

bertaud, sortant de la maison. France, ma fille !

victor. .Mon père ! mon père ! n'ôtez pas le bandeau, Emmanuel l'a défendu.

France. Mon père, voas êtes blessé?

bertaud. Ce n'est rien ; le visage un peu brûlé par la poudre; voilà tout. Emmanuel prétend que dans huit jours il n'y paraîtra plus.

France. Bien vrai, mon père?

bertaud, portant la main à son bandeau. Mais, ma foi !...

EMMANUEL, essayant de s'opposer à ce que le colonel ôte son bandeau. Mon oncle!

VICTOR. Mon père!

bertaud. Oh ! tant pis ! Il y a près d'un an que je ne l'ai vue , il faut que je la voie. France, ma fuie! (arrachant son bandeau) où es-tu, que je te regarde tuut à mon aise, France 1

France. Mais me voilà, mon père.

bertaud. Tu es là, je te touche; je ne le vois pas! Oh ! malheureux! malheureux 1 j'ai les yeux brûles ! je suis aveugle !

FRANCE. Mon père!

victor. Mon père !

Emmanuel, à France. Emmenez-le

emmenez-le à l'instant.

France. Venez, venez, mon père; noire amour vous tiendra lieu de tout, même de la lumière du ciel.,. Venez, venez.

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