SCENE I
.eanne d'ALRRET, MADELEINE.
JEANNE, tenant une lettre.
On medemande un entrelien secret,., dans l'intérêt de mon fils, dans le mien... Et pas de signature... Ne soupçonnez-vous pas, Madeleine, qui désire de moi cette audience?
MADELEINE
Si fait, madame, je le savons... (Avec mystère. C'est dame Malhiîde.
JEANNE
La mystérieuse pensionnaire des béguinesd'Alost, arrivée tout récemment à la cour, elque la reinemére a chargée du soin de son oratoire ?
MADELEINE
Elle-même, madame. Et Vol' Majesté n'devincrnil jamais qui c'est, au vrai , qu'cellc dame Malhildc, dont personne, jusqu'à ce jour, excepté sa terrible maîtresse, n'avait pu voir les traits... Elle m'a tout avoué à moi, en me faisant jurer sur l'Evangile de n'dire son secret qu'à vous seule, et de l'bien cacher à tous les autres... à nof fils Hecriol surtout !...
C'est étrange... Et qui donc esl-iT.e enfin ?
MADELEINE
J'ia croyais bien morte... conta* vous, comme tout le monde, l'jour où Canigou a liou»' écharpe sur le bord du Gave.
JEANNE
Louise d'Arnegui !... ce serait elle?... Mais comment se fail-il ?...
MADELEINE
Elle vous raconl'ra tout ça clie-méme, madame, si vous consentez à l'entendre... Elle est là... confuse... tremblante...
JEANNE
Faites-la donc venir.
MADELEINE
Oh ! mais, vous serez bonne cl indulgente pour elle, n'est-ce pas?... Elle le mérite, allez... carclle a été bien malheureuse.
JEANNE
nélas ! je ne sais que trop que ce n'est pas elle qui fut coupable.