SCÈNE I
ZAMET, RENÉ, quelques Gens de service et Gardes.
zamet, aux gens de service.
Eh bien! où en sommes-nous?... Tout est-il prêt?... Nous n'avons pas une minute à perdre; car, aussitôt après le banquet royal, qu'on est parvenu à grand'pcine à remettre en ordre, Leurs Majestés se rendront ici, pour assister au bal...
du palais, illuminés pour une fête. — Du deuxième bre, vases précieux dans lesquels brûlent des parfums,
Eh ! eh ! tout cela est vraiment bien... Je suis content de moi... et de vous... Allez-vous-en. (Voyant entrer René.) Ah! ah! maître René.. Êtes- vous donc convié à nos fêtes?
RENÉ
J'y viens pour le service de la reine-mére, seigneur Zameî.
ZAMET
* J'entends. ..quelque senteur merveilleuse, <;!!(■!que filtre enchanté à lui fournir... Oh! vous |
HENRI IV
un habile homme, maître René! Nul n'est plus avant que vous dans la faveur et la confiance de la grande Catherine, je le sais, et je vous estime et vous aime, en conséquence, autant que pas un.
IU.NL'.
•Vous clés bien bon.
ZAMF.T.
Non, c'est plus foi t que moi... Il y a en vous un air de candeur et de franchise, un parfum de probité qui me subjugue !
Oh ! oh! attendez-vous donc de moi quelque
service?
ZAMET
Pourquoi pas?
HEM:, à part.
Oh! alors, tu le paieras cher, mon drôle !
ZAMET
D'abord, j'ai un conseil à vous demander.
RENÉ
Je vous écoute.
ZAMET, mystérieusement.
Maître René, une grande révolution se prépare.
RENÉ
Vraiment?
ZAMET
Oui, mon bon René; les huguenots l'emportent. Décidément, la fortune se déclare pour eux, et j'ai bien envie défaire comme la fortune.
RENÉ
Vous n'iriez pas cependant jusqu'à vous faire vous-même huguenot ?
ZAMET
Mais si, mais si... et c'est là-dessus que je voulais avoir votre avis.
Eli bien ! mon avis est que rien ne presse.
ZAMET
C'est que vous ne savez pas tout, c'e^t que vous n'avez pas vu ce que j'ai vu, moi.
RENÉ
Qu'y a-t-il donc?