SCÈNE V
HENRI et LOUISE, cachés, RENÉ.
RENÉ
A présent, attendons Catherine... que peut-elle me vouloir encore?... Un nouvel horoscope à me demander, sans doute... Etre bizarre et inexplicable que celte femme sans cœur, si puissante par l'esprit !... Vivant sans scrupules et sans remords au milieu de l'intrigue et duciime, elle ne croit à rien de ce qui est sacré pour tous, et elle croit en moi, René l'astrologue... elle croit aux présages, aux augures, à tons les mensonges du métier, comme y croirait la créature la plus faible, la plus ignorante... Quand elle est là, devant moi, celle puissante reine dont un froncement de sourcil fuit trembler le Louvre, quand elle est là, cherchant dans mes
yeux te r|np j'ai pu ljro dam les astres ou dans les entrailles de quelque innocente victime, c'est elle qui frémit et tremble alors, < Ile, la reine, et c'est moi qui suis maître el la prend- en pilié!... Ah! ali ! ah .'... C'est bien, cela '.... C'est une revanche au moins... une revanche qui se résume en beaux éeus d'or pour ma cassette; mais dont pourtant je ne veux pas trop long-temps user... Car c'est un rude service que celui de celte disme reine, et qui peut mener haut, si la chaîne tournait!... Or, si bien qu'elle paie, j'aime mieux une autre fin... (On entend sonner uu timbrey La voilà... Allons, à notre rôle !
(Il pousse un ressort pris du pilier. — La bibliothèque glisse sur elle-même et laisse voir un escalier tournant, dont sort, en tenant une lampe, Catherine d^ Médkis. — Elle est vêtue de noir et couveite d'un voile.)
HENRI, bas, en soulevant la draperie.
C'est bien elle !
loi'ise, de même.
Vous allez tout savoir.
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