LA REINE-MÈRE, COLIGNY, HUGUENOTS
Peuple, Soldats, puis LOUISE.
(Des huguenots entrent de tous côtés, poursuivis par
lea soldats de Catherine. — De, luttes s'engagent. — Une femme fient se j>-ter a\ccson enfant au devant de son père pour lequel clic demande grâce; clic est frappée elle même. — On enfonce les portes de deux maisons. In homme à demi veto parait sur un balcon, il franchit l'appui et s'y Lient suspendu extérieurement. Le soldat qui le poursuit le frappe de son glaive ; l'homme lâche prise et tombe sur le pavé. Sa jeune femme éciicveiée arrive alors sur le balcon avec sa petite Pille, et recule d'hoircur.— On apporte l'amiral Coligny, blessé à mort, et porté, à hauteur d'épaules, sur un brancard, entouré d'assassins agitant des tordus ou des piques. Le peuple crie: Coligny ! Coligny! Ce groupe s'arrête au milieu du théâtre, et de tous côtés bourreaux et victimes composent d'au:rcs groupes variés.— Louise entre alors échevelée, son voile tombé sur ses épaules, et elle pousse un cri d'horreur à la vue de cet effrayant tableau.)
LOUISE
Ah! maudite sois-tu, Catherine!... et que Dieu se venge snr toi et sur ta race entière!...