ZAMET, GABRIELLE
ZAMET, à part.
Ah ça! mais je ne vois pas Irop ce que j'ai encore à faire ici maintenant. (Il va sortir.)
GABRIELLE
Monsieur Zamet!
zamet, s'arrètant.
Madame?
GABRIELLE
Vous me quittez donc aussi?
ZAMET
Pardon, belle dame; mais c'est que...
gabivielle, se levant.
Vous vous pressez trop, peut-être... Henri m'aime encore, j'en suis sûre... il peut revenir. ZAMET, faisant un pas vers elle.
Vous croyez ?...
gabrielle, s'approchant de la fenêtre.
Tenez, voyez... il tourne la tête de ce côté... il s'arrête.
ZAMET
Vraiment?... ils'arréle! (Il revient à Gabrielle.) Oui, ma foi... il est arrêté... Mais voilà M. de Sully qui lui parle, et, celle fois, il s'en va tout de bon.
GABRIELLE, avec accablement.
Plus d'espoir !
ZAMET
C'est ce que j'allais dire, et , en conséquence... Mais, qui vient donc là-bas, de cet autre côté?
GABRIELLE
Que m'importe!...
On dirait M. de Bellegarde...
gabrielle vivement.
M. de Bellegarde !
ZAMET
Pauvre duc!... c'est pourtant à lui qu'on prêtait l'honneur de votre conquête... Il avait même, disait-on, demandé votre main.
GABRIELLE
Cela est vrai, monsieur; et il devait venir ce soir recevoir ma réponse.
ZAMET
Ah ! voilà qui explique, alors...
GABRIELLE
Mais jelui aiécrit, ce matin, pour lui éviter cette peine et lui ôter tout espoir,
ZAMET
Diable!... c'est fâcheux, maintenant... car enfin, un duc... c'était moins brillant, mais plus sûr. GABRIELLE, à part.
Ah! si c'était à recommencer!
ZAMET
Ainsi, vous lui avez donné son congé, et pourtant il revient... c'est singulier.
GABK1ELLE.
En effet... Elle sonne.)
zamet , a part. Elle va le renvoyer, sans doute... J'ai envie de me proposer.
(La chambrière paraît à la porte de gauche.) GABRIELLE , à la chambrière.
A-t-on porté ma lettre à M. de Bellegarde ?
LA CHAMBR1ÈHE.
Pardon, madame, c'est que...
GABRIELLE
Quoi donc ?...