HENRI, GABRIELLE, BELLEGARDE
caché.
GABRIELLE, ;i part.
Quel parti prendre?
HENRI
Eh mais... je disais tout à l'heure que vous ne m'attendiez pas... et celle labié... Vous comptiez donc sur mon retour, au conlrairc ?
GABRIELLE
Moi, Sire?...
m: Mil.
Allons, convenez-en... vous connaissez si bien votre empire sur nous... pauvres hommes '.... vos dupes Irop souvent, vos esclaves toujours. GABRIELLE.
Mais, Sire, je vous assure...
nr.Mii.
Pourquoi nier?... D'abord doux couverts, c'est déjà une preuve... et puis ce pobelct d'or sur lequel vous avez eu l'attention de faire graver mes armes... C'est donc bien pour moi que le souper était servi... Et vraiment vous avez eu là une excellente idée, car ma double course m'a mis en furieux appétit. ..Allons, à table!
GABRIELLE
<!e ne puis.. . si vous saviez ce que je souffre en ce moment !...
HENRI
Oui, j'entends... une sorte de bouderie sous forme de migraine, pour le décorum... mais ça passera... A table, vous dis-je, et.au dessert, nous tâcherons de réunir les débris de cette promesse , si imprudemment livrée à l'ennemi. ..Venez donc. (Elle s'assied d'un côté de la taule et Henri de l'autre.) GABRIELLE, à part.
Comment tout cela finira-t-il ?
bellegarde, bas, en soulevant la nappe.
Ne vous gonezpas trop, on entend très mal ici.
BEiini.
Uuvons d'abord à l'heureuse paix que nous allons signer tout à l'heure !...
(Il verse du vin à Gabrielle, s'en verse après et boit.) gabriei.le, à paît, en portant le verre à ses lèvres. Quel supplice!
UEîdtl, mangeant.
Jamais vous ne m'avez paru si belle 1... Ce petit air demi-chagrin, demi-vainqueur vous sied à ravir!... Ventre-saint-gris! voilà un excellent mets!... Cela vous étuime, n'est-ce pas, de me voir dévorer de la sorte?... Il y a peu de poésie dans un appétit pareil !... C'est votre faute, aussi... pourquoi avez-vousun si bon cuisinier?... (Sentant quelque c'nosesous la table.) Ob ! oh !... que veut dire ceci ?...
(Il remet dans son assiette le morceau qu'il portait à sa bouche.) GABRIELLE.
Qu'avez-vous ?
HENRI
Rien, rien... (Regardant à la dérobée au bas de la )nbii>, à part.-) Vrai Dieu ! un pied masculin!
GABRIELLE
Vous ne mangez plus, Sire... qu'est donc devenu ce bel appétit de lout à l'heure ?
HENRI
C'est qu'une réflexion pénible me traverse l'esprit... Pendant que je suis là, devant un si beau souper, en tétc-à-lélc avec la plus jolie femme de mon royaume, une femme qui m'a donné tant de preuves d'amour... et de constance 1... peut-être quelque pauvre diable, trahi... par la fortune, se cache-t-il... dans l'ombre, et y meurt-il de faim!
GABRIELLE
De quel air dites-vous cela !
HENRI, passant un plat sous la table.
Il faut que tout le monde vive, madame.
(Il se lève.)
GABRIELLE, à part.
Je suis perdue ! (Elle se lève à son tour.)
BELLEGARDE, à part.
Gare la reconnaissance!
HENRI, soulevant un coin de la nappe.
Eh bien ! mon ami, est-ce de votre goût?... Montrez-vous donc un peu... vous devez étouffer là-dessous.
BELLEGARnE, se levain.
Sire, j'étais loin de me douter...
HENRI
Bellegarde !... Ah ! Gabrielle! Gabrielle !...
GABRIELLE
Sire, je vous expliquerai... vous saurez tout...
HENRI
Comment? mais il me semble que j'en sais tout autant qu'il faut... Ali! si Sully apprend cela!... ^N'allez pas lui en parler, Bellegarde 1
BELLEGARDE
L'anecdote n'est pas si agréable à raconter pour moi, Sire.
HENRI
Eh ! eh ! ni pour l'un, ni pour l'autre.
COGOOOCOOOOCOOOOeOOOOOSOOOOOOGCiwûOceOOOOOOeOCOOCOO