ELISABETH
C'est égal, c'est bien gentil tout Be même une couronne... avec l mt plein d'or autour... et des beaux diamans après... ( Regardant les décorations de son père.) Et tout ça !... ces jolis rubans... ces belles croix!
LE DAUPHIN
Et celte brillante épée, donc ! (Il retire du fourreau l'épée du roi.) Ah ! que c'est lourd ! HENRI.
Oui... c'est lourd... pour tes petites mains. (Il rengaine l'épée.)
GASTON
Ah ! dis donc, papa, si nous jouions au cheval... tu sais... comme hier... quand ce grand vilain ambassadeur d'Espagne est venu nous déranger? Nous allons reprendre la partie.
ELISABETH, sautant de joie.
Oui, oui, le cheval ! le cheval!
LE DAUPHIN
Moi, je ne joue pas.
GASTON
A cause ?
LE DAUPHIN
Parce que j'ai du chagrin, comme notre père.
iirNiti.
Toi, Louis ?... el doit te vient ce chagrin ?
LE DAl l'HIN.
C'est qu'en nous rendant près de toi; nous avons rencontré dans le grand escalier un de nos meilleurs amis... et il avait l'air si abattu !
II EN Kl.
Qui donc ?
LE DAUPHIN
Monsieur Biron. (Mouvement de Henri.) Est-ce qu'il ne leqnittait pas?. . Il f.mt qu'il lui son arrivé quelque grand malheur... son vi âge était tout pà!e... lotit souffrant... S'il allait rfiodriir .'... Oh! cela nous ferait bien de la peine... fel à loi aussi... n'est-ce pas ?... car il frimait bien, lui... il l'a bien servi... El puis ses pauvres petits enfans, nos camarades, nos amis à nous, s'ils le perdaient, ils en mourraient aussi, peut-être.
HENRI
Ne parlons pas de cela', mon ami