scène ir
Les Mêmes, CAMGOU.
(Canigou entre, tirant la bride d'un cheval qui traîne
une petite carriole couverte.)
CAMGOU.
Gare donc! Hue! hue !
THÉI1ÈSE.
Commentl C n'est qu'ça!... Dérangez-vous donc bien vite pour ce biau monsieur!
CANIGOU
Biau ou laid, faut que j' passe, madame Pimbêche.
THÉRÈSE, furieuse.
Hein?
CAMGOU.
J' sommes d' la maison du roi.
THERESE
D' la maison cru roi !
CAMGOU.
Et son frère, qui plus est.
TOUS, riant.
Son frère !
CAMGOU.
De lait, oui; et c'est pis tout, j'ons là, dans ma carriole, sa bonne vieille nourrice, que je amenions au pays, qu'ail' veut r'voir avant d' mourir !
THÉRÈSE
Pauv' femme!... C'est bien différent alors, on s' range; mais dépêche-loi.
CANIGOU, frappant sur l'épaule de Ravaillac.
Dites donc l'ami? (Montrant la gauche.) C'est-il pas par ià que le roi doit venir ?
RAVAILLAC, voulant s'éloigner.
Oui.
canigou , le retenant.
Et il passera près des piliers des Halles ?
RAVAILLAC, de même.
Oui.
CANIGOU, de même.
Après, il continuera sa roule par là ?
ravaillac, se dégageant.
Peut-être.
(Il se perd dans la foule et sort par la droite.) CANIGOU, â lui-même, imitant Ravaillac.
Oui... oui... peut-être... V'Ià un gaillard qui n' prodigue pas ses paroles... et qui vous a une de ces faces qui sent la potence d'une lieue! Ah! si j' pouvions 1' rattraper! (En s'élançant, il se jette sur Bellegarde qui entre.
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