‹ [Magasin théâtral (volume 2)Chapitre 679 sur 1577 · III. NUI IV · texte numérisé non relu

III. NUI IV

BELLEOARDE.

Sois tranquille, mon brave ami, il n'y a rien ;i craindre... Le roi n'est-il pas l'idole du peuple !

CASIGOD.

Oh! j' sais bien, c'est jamais 1' vrai peuple qu' esl à craindre pour les bons rois... Mais y a ici aulr' chose que du peuple... El pas plus lard que tout à l'heure, j'ai vu là un homme... une figure sinistre...

BELLEGARM

Un curieux, sans doute.

CANIGOC.

Possible... mais j' suis lâché d'pas l'avoir arrèlé c' curieux-là!... Tenez, il est parti de c' côté, lui et son visage pale... un grand feutre rabattu sur les yeux, un' vraie figure de ligneux, quoi !... Tàdiez d' le r'joindre, croyez-moi, et une fois qu' vous l'aurez r'joint, n' le perdez plus d' vue.

BELLEOARDE.

C'est bien, c'est bien... va à ton poste, il est temps.

CAMGOU.

C'est dit... Allons, bue! Fanehettc !... (Jouant de son fouet.) Gare donc les autres!... gare qu'on vous dit, oùj'tape!... Hue!

Canigou sort avec sa carriole d'un côlé, Bellegarde de l'autre. — Au mène instant entre l'officier d'ordre, et on sonne la cloclie du marché. )

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