‹ [Magasin théâtral (volume 2)Chapitre 873 sur 1577 · TROISIÈME COUPLET MARIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME COUPLET MARIE

Si Dieu nous donn' des enfans , Quand nous n'aurions que des Glles , Pourvu qu'elles soient gentilles , Nous leur dirons à vingt ans...

PIERROT

(Parlé.) Mais qu'est-ce que nous leur dirons , femme t

MARIE , gravement.

Mes enfans , voila cinq sous Pour monter votre ménage ; Avec ça , quand on est sage , Toujours on trouve un époux.

ENSEMBLE

Cinq sous! cinq sous , Pour monter votre ménage.

Les filles.

Le père.

Cinq sous! — Cinq sous( PIERROT , faisant le geste de donner un coup de pied. Allez chercher un époux!

(A la fin de la ronde, tout le monde applaudit , en félicitant les deux petits Savoyards, qui saluent à la ronde.*)

M'i'd'Elbée, la Marquise, Marie, Pierrot, le Commandeur.

LE COMMANDEUR

Charmante ! adorable ! J'en perds la tête , ma parole d'honneur...

(Il va pour la complimenter et manque d'embrasser Pierrot, qui se trouve dyant lui.)

Une tête comme celle-là , il ne perd pas grand chose...

LE COMMANDEUR, à part.

Voici le moment d'éloigner ce butor. (Il parle bas à un dwnestique qui porte un plateau.) Tu m'entends?

LE DOMESTIQUE, bas.

Oui , monseigneur.

LE commandeur, haut, montrant Pierrot.

Saint-Jean... que l'on conduise ce brave garçon à l'office.

pierrot.

Moi , quitter mamzelie Marie... Non pas ! non

pas!

marie.

Non, non! ne me quitte pas. Pierrot.

LE COMMANDEUR

Mais ce n'est que pour un moment, le temps de te rafraîchir.

PIERROT

Ab! me rafraîchir! Oh! c'est différent! c'est pas de refus, car j'ai le gosier sec comme un caillou !... J'y vas vite et je reviens de même. (Marie lui donne sa vielle.)

LE COMMANDEl'R.

Va , mon garçon , va , (Bas au domestique qui repasse.) Et surtout qu'il ne revienne pas!" LA MARQUISE , à part , a\ rc colère.

Et Arthur! Arthur qui n'arrive pas! (Haut à Marie.) Eh bien ! petite, scriez-vous déjà fatiguée? Nous ne nous lassons pas de vous entendre.

LE COMMANDEUR

Et cette jolie voix nous ferait bien plus plaisir encore, sans les coassemens de ce Iourdeau de Pierrot, je crois.

MARIE , faisant la révérence

Je vais faire lous mes efforts pour contenter madame la marquise... et la compagnie.

TOUS

Ah ! brava ! brava! ; Profond silence ! on se dispose à écouter de nouveau .)

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se km: ix.

Les Mêmes, LE MARQUIS . Laquais, annonçant du fond.

Monsieur le marquis Arthur de Sivry.

MARIE, l'apercevant.

Grand Dieu! quai-je \u!...

le marquis , à part.

Ciel I... Marie!

" Marie, la Marquise, le Commandeur, Mlle d'Elbée, le duc d'Elbée.

LA GRACE Di- DIEU.

Eh bien! commencez donc , pelitc!

HABIB

Mais, je ne puis... je ne sais... j'ai oublié... l^v marquise.

Cette petite a raison. (Prenant son fils par la nain.) Il faut que. nous présentions à M11* d'Elbée, (Ippuyanl.) notre fils le marquis Arthur de Sivry !.. (EJIe regarde Marie; à part.) C'était lui !... (Le marquis, présenté par sa mère, salue Mlle d'Elbée que lui présente le commandeur.) HABIB , à part.

Lui! .. André!... un marquis! Mais je me trompe donc !...

LA MARQUISE

A présent, commencez , mademoiselle.

MARIE, essayant de chanter et regardant toujours le marquis.

Déjà vient le soir,

Je vais te revoir., (Mais à peine a-t-eile fait entendre les Jeux premiers vers , que la voix lui manque ; des larmes roulent dans ses yeux , qui restent fixés sur le marquis; enfin , ne pouvant plus maîtriser son émotion, elle s'avance vers lui et s'écrie : )

Mais, c'est lui!... c'est bien lui!... André... André... ne me reconnaissez-vous donc pas?...

TOUS

André!... (Etonnement général.) HABIB.

Oh! dites-moi que je m'abuse! que c'est un rêve !...

LE MARQUIS, bas.

Marie!., chère Marie !

MARIE

Oh! c'est lui!... (Llle tombe évanouie sur le caoapé.)

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