DE DIEU
mais les amis d'abord, les estomacs après!.. .
( Elle sort. )
PIERROT
Mam'zelle Marie... il faut quitter cet holcl... il faut me suivre.
HABIB, assise dans faliittude d'un profond désespoir.
Jamais!... mon père m'a trouvée dans celte maison , il me croit coupable ; mais Arthur a jup; de m épouser, et je ne sortirai d'ici, que pour aller à l'église, et lorsque je serai sa femme mon père me croira et je serai justifiée.
pierrot, avec force.
Mais s'il vous trompait ce marquis ?... marie, froidement.
Mo tromper , lui !... lui , Arthur !... c'est impossible !
PIERROT
Ecoutez donc : aujourd'hui , à midi... on devait célébrer un mariage... retardé je ne sais pourquoi .. mais c'étaient «les grands seigneurs , et ceux-là on les attend partout... même à l'église.
MARIE , même jeu.
Eh bien?
PIERROT
Eli bien ! ce mariage , qui devait avoir lieu ce matin , on le bénit , ce soir, à la paroisse Saint- Laurent.
marie , même jeu.
Après?
pierrot.
Cette paroisse est celle où nous sommes !... que l'on voit d'ici... et en ouvrant cette fenêtre... MARIE, faisant un bond et commençant à comprendre.
Celte fenêtre ! .. (Elle se lève.) Oh ! je me souviens!... il m'a défendu de m'y montrer... (On entend le son. des cloches *.) Et ces cloches?...
PIERROT
Ces cloches, Marie! sont celles qui annoncent le mariage de Mlle d'Elbée avec le marquis Ar thur de Sivry !...
HABIB
Arthur!... Arthur!... Non, non, c'est impossible!... (Elle court à la fenélre qu'elle ouvre.) Dci voitures !... Que de monde !... A la Leur des torches, je distingue... oui... des fleurs!... partout des fleurs !... Oh ! la mariée !... et puis, un jeune homme qui lui donne la main!... il tourne la tête!... il regarde de ce côté!... Ah!...
(Marie pousse un cri terrible et se retire de la fenêtre avec horreur : à partir de ce moment, elle regarde le public d'un œil (ixe et hagard.)
PIERROT
Eh bien! mam'zelle Marie, qu'est-ce que Je vous disais?... cet Arthur...
MARIE
Arthur!... (Elle promène autour d'elle des yeux "Pierrot, Mari*.