SCÈNE IX
SUZANNE, puis L'ÉTRANGER et np.i \
Esclaves.
Suzanne, seule.
Cher Mizaël, nous ne nous reverrons plus...
Tu vas devenir l'époux d'une autre femme, mais
je ne me sens pas la force de le voir la ramener
dans notre tribu... Non, je ne rentrerai plus sous
ces tentes qu'on va parer pour l'heureuse et riche
fiancée... Mais, où irai-je ?... Qui me prendra en
pilié maintenant?
l'étranger, arrivant du fond, à droite.
Moi!
SI ZANNE
Vous !... Vous ici?...
L'ÉTRANGER
Ne t'avais-je pas promis de revenir au coucher du soleil ? Je puis maintenant réaliser tous tes désirs.
Oh ! je n'en forme qu'un... mourir.
l'étrangeh.
Mourir, loi!... si jeune et si belle!
srzANM-.
Cette pensée est sacrilège... mais le Seigneur, qui me voit si malheureuse, me pardonnera. J'implore à présent cette science que tantôt j'avais repoussée... Vieillard, fais-moi oublier... fais-moi mourir !
l'étranger.
Tu le veux!... (Montrant un flacon,) L'oubli de tentes choses est là.
SIZANNE.
Donne !
(Suzanne prend le flacon et le porte à sa bouche, puis bientôt elle chancelle. L'étranger la soutient, la guide et la fait doucement asseoir sur une pierre placée près du bassin de la fontaine et sur laquelle il s'est assis lui-même, à la première scène. Suzanne est bientôt tombée dans un sommeil léthargique.) l'étranger, allant au fond, appelle à voix basse. Abner!.., à moi!