SCÈNE II
AUBRKV, JAMES.
JAVIES.
Je suis à vous, monsieur; permettez seulement que je range un peu ce salon. C'est fait dans un moment.
AUBREY, s'asseyant.
A ton aise, mon ami.
jnyif.s, apercevant quelques guinéet sur ta table.
Tiens, qu'est-ce que c'est donc que ça ? des guinées '.
11 les met ii;»n~ sa poche.
MJBREY.
Que fais-tu donc ?
JAMES
Je range.
AUBREY
Tu as de l'ordre, a ce que je vois. Il est fort ai niable, ce chevalier Wilfrid.
JAMES, en rangeant les chaises, et d'un air insouciant.
Oui, oui.
ACBRE1 .
On découvre en lui, sans peine, un homme de fort bon ton.
JAMES
Monsieur ne le connaît donc pas?
VI IIIIEY.
Mon Dieu, non . nous nous sommes trouve
JNEWCIATE.
ensemble dans un café, y Dublin; il m'a engagé
à venir dîner à son château de Kilbrin : moi qui ne refuse jamais une partie de plaisir, j'ai accepté.
JAMES
Et il vous a dit : mon château?
AUBREY
Est-ce qu'il ne serait pas à lui ?
JAMES
Si fait, a peu près.
AJJBREV.
Puisque mademoiselle de Kilbrin est sa sœur...
JAMES
Oui, a peu près aussi.
AUBREY
Comment? Mais en effet, je trouvais étonnant qu'il ne portât pas le même nom que sa sœur.
Ce n'est pas étonnant, puisque sa mère a lui ne portait pas le même nom que son père.
AUBREY
Ah ! j'entends ! le côté droit et le côté gauche... Mais comment l'a-t-on reçu ici?
JAMES
Tiens ! reçu ! Est-ce qu'on a reçu les dragons anglais dans nos pauvres villages d'Irlande , quand ils sont venus s'y loger, soi disant pour les protéger? Cela ne les a pas empêchés de boire notre bière et de coucher dans nos lits. Que pouvaient faire deux femmes dans un château? M. Wilfrid et son cher ami M. Howart sont venus les distraire, les protéger ; car ce sont des héros.
AUBREY
Diable! qu'ont-ils donc fait?
JAMES
Ils ont sauvé miss Lucy et sa vieille tante, la comtesse de Kilbrin, de ce qu'elles appellent une émeute populaire. Depuis ce temps, M. Wilfrid commande dans le château, et M. Howart est l'ami du frère, l'amoureux de la nièce, et le cavalier de la tante; de sorte qu'il mené de front le grave whist, la promenade sentimentale et le punch. ( // boit un verre de punch qui reste. ) A votre santé, monsieur Aubrey.
AUBREY
Et qu'est donc ce monsieur Howart?
Les uns s'imaginent, et milady, qui voit partout des nobles, croit que c'est un seigneur déguisé, persécuté comme partisan des Stuarts. ennemi de l'Union, el revenu en cachette pour ressaisir quelques litres; d'autres prétendent que M. Howart n'est autre qu'un certain Wallon, fils d'un artisan des enviions de Londres.
AUBREY
Et toi, qu'est-ce que tu en dis :'
JUIES.
Moi?... ( On entend une musique de cavalerie. Qu'est-ce que c'est que ça?
SCEiNE III.
Les Mêmes, WILFRID, sortant de sa chambre; WALTON, arrivant par le fond.
WILFRID
Quel tintamarre! Toujours des troubles dans ce coquin de pays !
walto.v, à part.
Je suis perdu !
AUBREY
Des troubles ! Est-ce que l'insurrection recommence? sont-ce les révoltés? les White-Boys? Et mes tulles! monsieur le chevalier, où faut il cacher mes tulles ?
WILFRID
Vos tulles? Ah! ah! ah! il est plaisant le commis-voyageur, avec sa figure bouleversée !
AUBREY
Tiens! figure bouleversée! et monsieur wart donc ?
wilfrid. à Walton.
Qu'est-ce donc?
WALTON
Le 11e de dragons. ( Bas, à Wilfrid. régiment.
Aubrey et James vont regarder par une fenêtre. wilfrih, bas.
Diable!
walton, bas.
Je puis être reconnu, pris, fusillé sur-lechamp.
wilfrid, bas.
Qui te soupçonnerait ici?
w M TON.
J'ai vu le capitaine qui m'a l'ait condamner comme déserteur.
Ho-
Mon
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